autres.ment

28 mars 2009

Tintin !!!

♫ Nicolas Sarkozy au Congo. Bien sûr, on pense aussitôt à Tintin. C'est exactement comme la relance, les salaires et l'emploi. Là, aussi, on se dit tout de suite : tintin

19 mars 2009

Jeudi 19 mars, Qui (re)fait grève et pourquoi?

Vous pouvez vous mettre en grève aussi, aucun préavis n'est nécessaire, et si on vous demande les raisons, vous pouvez invoquer la solidarité, et plus personnellement, votre pouvoir d'achat...

Les sujets de cette grève ne manquent pas :
Des régressions des libertés fondamentales, des attaques du services publics (qui ne concerne évidemment pas que les fonctionnaires, puisque l'éducation, le secteur médico-social, la justice, les foyers Protection Judiciaire de la Jeunesse qui ferment, les transports, etc...concerne absolument tout le monde)... des licenciement dans le privé se multiplie...
Les aides financière énorme aux banques, responsable de la crise, ne pose pas de soucis au gouvernement, mais les aides à la population pose problème à ce dernier, qui invoque qu'il n'a pas d'argent... c'est un choix politique !

Il faut une réaction de la population dans le cadre d'un véritable rapport de force !

Qui (re)fait grève et pourquoi?
Revue des mécontentements, secteur par secteur.
Libération.fr

Education
Dans les écoles, près d’un enseignant sur deux devrait être en grève jeudi. 59% des enseignants selon le SNUipp, principal syndicat du primaire, 35% selon le ministère. Si l’on s’en tient à ces premières estimations, les enseignants du primaire devraient être moins nombreux dans la rue que lors de la dernière grande journée de mobilisation, le 29 janvier.

Pourtant, les sujets de mécontentement ne manquent pas (les 13.500 suppressions de postes programmées, le soutien scolaire, les évaluations de CM2…)

Quant au très controversé service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles, la plupart des grandes villes ont annoncé la mise en place jeudi. Mais plusieurs villes appellent les parents à garder leurs enfants, notamment à Paris, «compte tenu du nombre restreint d'agents susceptibles d'accueillir des enfants». Autres villes où le SMA pose problème: Lens, Marseille, Montpellier, Metz.

Les profs d’université, en grève depuis le 2 février, devraient être nombreux dans les cortèges. Tout comme les étudiants. Les présidents d'université exigent le report de la réforme sur la formation des enseignants, la masterisation.

Santé
Dans le secteur médico-social, plusieurs syndicats appellent à la grève, en exprimant leur colère contre les projets de révision de leur convention collective qui encadre plus de 240.000 personnes travaillant dans le secteur social et médico-social. Le projet les hérisse en particulier sur les classifications des métiers, qui reposeraient désormais sur des «missions» et non plus des «métiers».

Pour la santé publique, «cette journée nationale permettra de mettre en lumière les difficultés rencontrées tous les jours dans l’ensemble des établissements de santé et de mobiliser une nouvelle fois contre le projet de loi “Hopital, Patients, Santé, Territoires”», espère la CGT.


Fonction publique territoriale
Dans les mairies, conseils généraux et conseils régionaux, les organisations syndicales s'inquiètent «des mesures en matière de fiscalité locale annoncées par le président de la République.»


Justice
Les organisations syndicales du ministère de la Justice et le Syndicat des avocats de France ont appelé «tous les acteurs de l’institution judiciaire à faire de la journée interprofessionnelle unitaire du 19 mars une journée de forte mobilisation», estimant que «c’est une justice au rabais, axée sur le tout-répressif et profondément inégalitaire que le gouvernement met en place». (Lire le communiqué commun)



Le Pôle emploi
Depuis la mise en place du Pôle emploi en janvier (né de la fusion ANPE-Assedic), les agents se plaignent de la dégradation des conditions de travail. «Les difficultés, les tensions, la pression se font de plus en plus oppressantes et présentes au sein de la nouvelle institution, tant envers les demandeurs qu’envers les conseillers» (Lire la suite du communiqué de l'intersyndicale)

Energie
Le mouvement de grève devrait être très suivi chez EDF et GDF-Suez. En attendant de descendre dans la rue jeudi, une quarantaine de militants de la CFDT-Energie ont distribué des fleurs mercredi matin devant le siège d'EDF à La Défense à Paris, invitant les passants à les arroser pour «faire pousser symboliquement leur pouvoir d'achat».

La Poste
Les postiers «se retrouvent pleinement dans l’appel des organisations syndicales interprofessionnelles» (CGT, SUD, CFDT, FO, CFTC de La Poste) et entendent s’opposer au projet gouvernemental en réaffirmant leur refus de la privatisation de La Poste, leur exigence d’un véritable service public postal moderne et rénové.


France Télécom
Tous les syndicats ont déposé des préavis de grève car «la crise ne doit pas être le nouveau prétexte utilisé pour opérer de nouvelles restructurations».

Théâtres publics
Des annulations de spectacles sont à prévoir jeudi soir dans les théâtres publics et autres salles de spectacles subventionnées. La Comédie Française annule ainsi la représentation jeudi soir de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand dans sa salle Richelieu (Représentation supplémentaire le 26 mars. ) Autre théâtre national parisien, La Colline a prévu d'annuler La Cerisaie de Tchekhov dans la grande salle. L'Opéra de Paris a de son côté annoncé l'annulation du ballet Le Parc d'Angelin Preljocaj au Palais Garnier. Une quarantaine d’institutions sont concernées à travers la France : des centres dramatiques nationaux de Lille (Théâtre du Nord), Nanterre (Amandiers), Montreuil, Caen ou Reims.

Dans les transports
A la SNCF, les fédérations syndicales appellent à une grève unitaire pour s'opposer aux «multiples réorganisations» en cours. Selon la CGT, la direction poursuit «ses réductions massives d’emplois, le non respect de la règlementation, la précarisation de l’emploi avec des conséquences négatives sur les conditions de vie malgré des résultats excédentaires.»


A la RATP, quatre syndicats sur huit appellent à la grève (contre six le 29 janvier).

Chez Air France, les organisations syndicales invitent l’ensemble des salariés à se mobiliser pour défendre l’emploi, les salaires et la protection sociale et lutter contre la précarité.

Pour connaître les prévisions de trafic, cliquez ici

Le secteur privé
Dans le secteur automobile, des appels à cesser le travail sont lancés chez Renault et Peugeot.

La coordination des syndicats CGT de Total appelle à une grève de 24 heures dans l’ensemble des raffineries pour s’opposer à un plan de suppression de 555 emplois en France après un profit record de 13,9 mds d’euros en 2008. Il s’agira d’une «première étape» de résistance, assure la CGT.

Chez le chimiste Rhodia, un appel à la grève a été lancé contre des «mesures de flexibilité».

Les salariés travaillant chez le verrier Saint-Gobain marquent leur opposition aux choix de la direction (suppressions d’emplois, salaires et pouvoir d’achat en berne)... alors que le groupe annonce 1,914 Milliard d’euros.

La CGT des travailleurs de la Métallurgie appelle ses salariés à «amplifier le rapport de forces». Elle exige l’ouverture immédiate de négociations annuelles obligatoires tant au niveau des entreprises que des territoires.

Des appels à la grève visent d’autres géants du privé: Auchan et Carrefour. Des usines sont déjà en grève en raison de licenciements annoncés, comme GlaxoSmithKline à Evreux et Faurecia dans le Pas-de-Calais.

Le secteur des banques et assurance se mobilise sur sur l’emploi en demandant «les moyens de rendre un service digne de ce nom».

Les syndicats ont appelé «les VRP, technico-commerciaux, cadres de la vente, vendeurs à domicile et autres commerciaux à se mobiliser pour le «développement de vrais emplois face à la précarité».

Dans l'informatique, plusieurs syndicats appellent à la mobilisation chez IBM, Hewlett-Packard ou EDS à participer aux manifestations.

L'intersyndicale des journalistes appelle à la grève. Les journalistes de l'audiovisuel public exigent notamment le maintien de tous les postes de travail, un financement pérenne et dynamique et le maintient du périmètre de la télé et de la radio publique, leur indépendance politique, éditoriale et stratégique. Les journalistes de NRJ, Chérie FM et Nostalgie sont aussi appelés à la grève craignant une réorganisation de l'information régionale.

28 janvier 2009

APPEL A LA GREVE ET MANIF LE 29 JANVIER 2009


Ras-le-bol général

APPEL DES ORGANISATIONS SYNDICALES

CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA


Départ Paris, à 14h, à Bastille

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu'ils n'en sont en rien responsables les salariés, demandeurs d'emploi et retraités, en sont les premières victimes. Elle menace l'avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d'une autre nature que celles prises par l'Etat et les entreprises, pour être au service de l'emploi et des rémunérations.

C'est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations.
Elles appellent à agir massivement et interpeller les responsables gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :

- défendre l'emploi privé et public;

- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales;

- exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir
d'achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités;

- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale;

- des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.


Les organisations syndicales rendront publique le 5 janvier 2009, une déclaration commune développant leurs propositions et revendications.

24 janvier 2009

Manif du 24 janvier 2009, pour la Palestine !

Bonjour,

Je reviens de la manif contre l'occupation de l'Etat Israelien en Palestine, qui provoque des massacres sur le peuple (Plus de 1000 palestiniens tués dans le blocus sur Gaza), des milliers de logements détruits...

Selon l'ONU, environ la moitié des victimes palestiniennes sont des civils, et un tiers des tués et blessés sont des enfants.

Durant cette manif, il y avait 25OOO personnes selon les organisateurs, ce qui reste important malgrè le fait que de nombreuses personnes croient que c'est fini car il y a la trêve des attaques d'Israel contre Gaza.
Il est important qu'il y ait des sanctions contre Israel de la part de la communauté internationale.
On ne peut enfreindre le droit internationale sans impunité, ou alors c'est toute l'humanité qui est attaqué, et l'encouragement d'Israel à recommencer, car rien ne l'arrêtera !

Depuis le début de l'offensive israélienne le 27 décembre :

1.065 Palestiniens ont été tués,
dont 355 enfants et 100 femmes et plus de 5.000 autre blessés, selon un dernier bilan !

Ces chiffres sont fournis à l'AFP par le chef des services d'urgence à Gaza, Mouawiya Hassanein.
Les tirs de roquettes sur le sud d'Israël ont fait quatre morts depuis le 27 décembre.

Au total, dix militaires et trois civils israéliens ont été tués depuis le début de l'offensive.

3 hopitaux sur 56 qui fonctionnent !

Le droit internationale impose à la puissance occupante de protéger les civils des effets collatéraux d'une guerre, de les soigner, de les nourir. Au lieu de ça, l'Etat d'Israel bombarde tout !

Ici les enfants perdent leur doudou,
Là bas, ce sont les doudous qui perdent leurs enfants !!!
Voici un slogan qui m'a beaucoup ému qui dénonce les massacres des enfants.

"Enfermés, affamés, tués, asphyxiés. Ils sont massacrés comme des moutons, mais les dirigeants du monde libre ne peuvent pas trouver un moment pour en parler. Le golf, les vacances, Obama, Bush, même l’UE, simplement ce n’est pas assez important. Mes murmures sont devenus un cri. J’implore pour ces petits corps blessés et brisés, qui n’ont jamais franchement connu la vie et l’ont déjà perdue." Cf Info Palestine, enfants rejoins les anges !

En réponse au cynisme d'Israel qui dit que les enfants tués sont la faute du Hamas qui les prennent pour bouclier, voici un info de terrain :
Aucun lieu de la Bande de Gaza n'est à l'abri des tirs israéliens. Des enfants ont été tués dans leur maison, dans les voitures de leurs parents, en jouant dans la rue, en se rendant à pied chez l'épicier et même dans des "abris" de l'ONU.
Cf Cet article !

Entre lutter contre le Hamas, et tirer dans le tas, il y a une différence !

Témoignage : Sayed, Mohammed et Raida Abou Aisheh, âgés respectivement de 12, 8 et 7 ans, étaient chez eux avec leurs parents lorsqu'ils ont été tués par un raid israélien avant l'aube lundi. Des installations du Hamas se trouvaient à proximité de la maison. L'oncle des enfants, Saber Abou Aisheh, 49 ans, qui a survécu au bombardement, raconte que l'armée israélienne ne les a pas averti, contrairement à ce qui s'était passé il y a deux ans lorsque Tsahal l'avait appelé plusieurs fois, y compris sur son téléphone portable, pour l'informer qu'une maison voisine allait être frappée et qu'il devait évacuer.

Israël a violé le droit international et commis des crimes de guerre. Le « cessez-le-feu », présenté aujourd'hui comme un changement, n'a pas mis fin à la répression israélienne sur Gaza. Il est important qu'il y ait une réelle levée du blocus contre Gaza, la réouverture de tous les points de passage entre Gaza et l'extérieur, le rétablissement de la continuité territoriale avec la Cisjordanie, mais aussi une sanction pour l'Etat d'Israël et le respect du droit des Palestiniens.

C'est une lutte juste, il faut continuer la mobilisation !!!

Merci de transmettre ces infos !

19 janvier 2009

Message de CAPJPO-EuroPalestine


Chères amies, chers amis,

Un grand merci tout d'abord à toutes celles et ceux qui ont participé à notre manifestation parisienne de samedi dernier --qui a rassemblé 20.000 participants dans un cortège exemplaire--, et à toutes les manifestations en France. Merci à tous ceux qui restent mobilisés contre les crimes de guerre israéliens depuis plusieurs semaines, et qui luttent contre leur impunité.

Vous trouverez sur notre site un compte-rendu détaillé de la manifestation de samedi 17 janvier, avec de belles photos et une vidéo vous permettant d'entendre les diverses interventions à la sono, dont celle de Me Gilles Devers qui porte plainte contre Israël, devant la Cour Pénale Internationale, au nom de plus de 320 associations : http://www.europalestine.com/spip.php?article3663

Non seulement notre mobilisation ne doit pas faiblir, au moment où une "trêve" est annoncée pour permettre à Obama d'occuper officiellement la Maison Blanche sans éclaboussures trop visibles du sang des innocents. Cette "trêve" des massacres israéliens ne remet en cause ni le blocus de Gaza, ni l'enfermement de l'ensemble de tout un peuple dans une grande prison. Elle ne dit rien des comptes que doit rendre Israël pour les milliers de morts et de blessés, pour les gigantesques destructions dans la bande de Gaza. Elle n'annonce aucune sanction contre Israël et continue à ne pas désigner l'agresseur, le voleur de terre, le violeur de toutes les conventions internationales.

Nos dirigeants qui se précipitent à Jérusalem cette semaine pour assurer Israël de leur soutien, et voir avec eux comment redorer son blason, n'ont pas la moindre intention de suspendre leurs nombreuses et honteuses collaborations avec l'occupant sanguinaire.

C'est donc à nous tous qu'il revient de s'atteler à la mise en oeuvre d'un BOYCOTT EFFICACE d'Israël, et c'est à cette tâche que notre association compte donner la priorité.

Nous avons besoin pour cela de vous tous, de votre participation intelligente, pour développer une information utile et des actions d'envergure. CAPJPO-EuroPalestine est une petite association. Déterminée et active certes, mais petite. Elle a besoin de renfort et de soutiens de toutes sortes.

ASSEMBLEE GENERALE DE CAPJPO-EUROPALESTINE SAMEDI 31 JANVIER A PARIS

Notre association tiendra son Assemblée Générale annuelle samedi 31 janvier à 14 H 30 et y invite tous ceux qui veulent bien apporter leur aide, c'est à dire adhérer à l'association et s'y rendre utiles, en fonction de leurs possibilités. Nous avons besoin d'être beaucoup plus nombreux dans toute la France pour être le plus efficaces.
Ensemble, nous avons obtenu récemment l'annulation du Salon du tourisme israélien, programmé à l'Hotel Continental, approtant la preuve qu'une action cooordonnée et juste peut être victorieuse, y compris contre un lobby très influent. Nous pouvons faire plus, beaucoup plus.

Pour cela, nous vous invitons à adhérer à notre association, en envoyant pour l'année 2009 une cotisation d'un montant de 50 euros (20 euros pour les étudiants, chômeurs, RMIstes et faibles retraites) à l'ordre de CAPJPO-EuroPalestine, au 16 bis rue d'Odessa - 75014 Paris. (Le cas échéant, vous pourrez régler le montant de cette adhésion lors de notre AG de samedi 31 janvier si vous pouvez y participer). Ces cotisations nous permettent de mener des activités (impression d'affiches, d'autocollants, location de salles pour de grands meetings, prise en chage de nos invités Palestiniens lors de leur venue en France, location de camions sono pour les manifestations.... et beaucoup d'autres initiatives, dont l'envoi d'argent à nos amis Palestiniens qui ont besoin de notre concours financier;

Nous aurons l'occasion samedi 31 janvier de discuter ensemble de nos principaux projets, en matière de boycott notamment. Et toutes les contributions et suggestions
seront les bienvenues. Si vous pouvez vous déplacer à Paris à cette occasion, nous vous remercions de nous en informer afin de recevoir toutes les précisions concernant cette importante réunion.

Si vous ne le pouvez pas, mais que vous souhaitez participer à nos initiatives, merci infiniment de nous écrire, de nous dire dans quelle ville vous habitez, afin que nous puissions nous coordonner.

CONFERENCE DU PROFESSEUR CHRISTOPHE OBERLIN CE MERCREDI 21 JANVIER A 19 H, A LA LIBRAIRIE RESISTANCES

Le Pr. Oberlin, chirugien spécialisé qui mène des missions régulières à Gaza, vient de rentrer de la bande de Gaza, après avoir opéré des blessés sous les bombes pendant une semaine. Il a beaucoup d'informations inédites à nous communiquer. Des choses que les journalistes des grands médias n'ont pas pu ou pas voulu décrire. Il faut dire que non seulement les journalistes ont été interdits de séjour dans la bande de Gaza pendant les massacres israéliens, mais que la plupart de ceux qui ont cherché à entrer en contact avec le Pr. Oberlin ou d'autres médecins sur place, n'ont pu le faire, Israël ayant pris soin de brouiller les communications téléphoniques.

Vous êtes donc les bienvenu(e)s si vous souhaitez prendre connaissance du témoignage du Pr. Christophe Oberlin, ce mercredi soir, à partir de 19 H, à la librairie Résistances.

*Librairie Résistances : 4 Villa Compoint (à l'angle du 40 rue Guy Moquet). 75017 Paris. M° Guy Môquet (ligne 13).
Site : http://www.librairie-resistances.com

Merci de consulter régulièrement notre site http://www.europalestine.com pour rester informés, et de penser à vous inscrire sur la liste de diffusion qui vous est proposée sur sa page d'accueil, et qui vous permet de recevoir régulièrement (une fois par jour) les titres des nouvelles publications.

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

17 janvier 2009

Le Proche-Orient pour les nuls

Le Proche-Orient pour les nuls

Les 11 règles du journalisme :

Voici, en exclusivité, ces règles que tout le monde doit avoir à l'esprit lorsqu'il regarde le JT le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple.

Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers, et c'est toujours Israël qui se défend. Cela s'appelle des représailles.

Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais n'ont pas le droit de tuer des civils de l'autre camp. Cela s'appelle du terrorisme.

Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s'appelle de la légitime défense.
Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l'appellent à la retenue. Cela s'appelle la réaction de la communauté internationale.

Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n'ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.

Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d'enlever autant de Palestiniens qu'ils le souhaitent (environ 10 000 prisonniers à ce jour, dont près de 300 enfants). Il n'y a aucune limite et ils n'ont besoin d'apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste".

Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter l'expression "soutenu par la Syrie et l'Iran".

Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", il ne faut surtout pas rajouter après : "soutenu par les États-Unis, la France et l'Europe", car on pourrait croire qu'il s'agit d'un conflit déséquilibré.

Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés", ni de résolutions de l'ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le télé-spectateur et l'auditeur de France Info.

Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C'est ce qui explique qu'on leur donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s'appelle de la neutralité journalistique.

Règle numéro 11 : Si vous n'êtes pas d'accord avec ces règles ou si vous trouvez qu'elles favo-risent une partie dans le conflit contre une autre, c'est que vous êtes un "dangereux antisémite"."

Gaza, « choc et effroi », Monde diplo

Article du monde diplomatique, lundi 5 janvier, par Alain Gresh

Dans la nuit du samedi 3 janvier 2009, l’armée israélienne a lancé une offensive terrestre à Gaza, prenant ainsi le relais de ses attaques aériennes commencées le 27 décembre. Elle utilise tous les moyens à sa disposition : chars, tirs d’artillerie, bombardements, etc. La situation est d’autant plus inquiétante que, malgré une décision de la Cour suprême, Israël interdit l’entrée du territoire aux journalistes. Human Rights Wach, dans un communiqué daté du 5 janvier à Jérusalem, a demandé aux autorités israéliennes de laisser entrer à Gaza les journalistes et les observateurs. Selon des sources palestiniennes, au moins 12 personnes ont été tuées à la suite de tirs d’artillerie dans la ville de Beit Lahiya. Une ambulance envoyée sur place a été aussi frappée, ce qui a paralysé les secours. Une vidéo diffusée par Sabbah-TV montre quelques victimes de « bavures » israéliennes sur un marché.

Il est déjà clair que le nombre de victimes civiles palestiniennes sera élevé. Dans son livre Guerres justes et injustes, le philosophe américain Michael Walzer notait : « Le tir aux pigeons n’est pas un combat entre combattants. Lorsque le monde se trouve irrémédiablement divisé entre ceux qui lancent les bombes et ceux qui les reçoivent, la situation devient moralement problématique. » On est, à Gaza, dans la situation soulignée par Michel Warschawski sur son blog sous le titre « Blaming the “Two Sides” : Worse than the Killers » (30 décembre). Renvoyer dos à dos les deux adversaires, c’est faire comme si nous avions face à face deux armées.

Cette vision est d’autant plus fausse que le cessez-le-feu négocié entre le Hamas et Israël sous l’égide de l’Egypte, et qui a été en vigueur à partir du 19 juin dernier, a été violé par Israël, comme le prouve un graphique publié par le ministère des affaires étrangères israélien et reproduit par Paul Woodward sur son blog « War in context », « Silence has become complicity » (29 décembre). Alors qu’en juin il y avait eu 87 attaques, celles-ci sont tombées à 1 en juillet, 8 en août, 1 en septembre, 2 en octobre. Le 5 novembre, en violation de l’accord, Israël effectuait un raid contre des militants du Hamas à Gaza, en tuant 4. Résultat : 126 attaques du Hamas. D’autre part, Israël n’a jamais respecté l’autre volet de l’accord : l’ouverture de tous les points de passage entre Israël et Gaza.

Par ailleurs, Israël viole le droit humanitaire et commet des crimes de guerre, comme le démontre Gilles Devers sur son blog « Actualités du droit », le 30 décembre, dans un envoi intitulé « Qu’est-ce qu’un crime de guerre? ».

« Chacun peut avoir l’analyse qu’il veut des évènements de Gaza, dans leurs implications militaires, diplomatiques, et de politique interne. Ce n’est pas mon propos. En revanche, il y a des réalités objectives qui sont sous nos yeux. Je précise que si Israël contrôle les images, la chaîne Al Jazeera diffuse toute l’information suffisante pour dire l’évidence : Israël commet ces jours-ci des crimes de guerre à Gaza. »

« Et il y a récidive. La convention de 1949 sanctionne également à l’article 49 la construction de colonies dans des terres occupées, et à l’article 53 la destruction de propriétés en l’absence d’impératifs militaires. L’installation des colonies et l’édification du mur en territoire palestinien sont ainsi contraires à la convention, comme la Cour internationale de Justice l’a affirmé dans un avis du 9 juillet 2004. Et le massacre de Sabra et Chatila en septembre 1982 — pour ne citer que lui — n’a encore jamais été jugé. Alors, j’entends déjà : mais c’est le Hamas qui a commencé ! et que faites-vous des tirs de roquettes sur Sderot ! et Condoleezza Rice qui impute la responsabilité au Hamas ! et Mahmoud Abbas qui déplore la rupture de la trêve ! et les forces de tous les dangers qui soutiennent ce Hamas ! et ce Hamas qui divise le monde arabe…

Ce n’est pas le problème. Israël n’a pas le droit de fouler au pied la convention qu’il a signée. Convention qui, pour que les choses soient bien claires, indique qu’elle est rédigée pour les temps de guerre, et que les règles fixées ne peuvent être remises en cause pour des motifs de sécurité.

L’armée d’Israël est forte, mais elle viole le droit international. Auteur de crimes de guerre, le gouvernement d’Israël, conduit par un homme destitué pour cause de corruption, en sursis car les forces politiques sont dans l’incapacité de former une coalition majoritaire, s’enfonce dans la violence sans être capable d’offrir la moindre solution diplomatique. »

Soixante parlementaires britanniques de toutes tendances ont appelé à l’arrêt immédiat des massacres dans un texte publié par le quotidien The Guardian (31 décembre). Cet appel a été lancé par Richard Burden, député travailliste. En France, la sénatrice Nathalie Goulet a lancé elle aussi un appel en ce sens.

Le président Nicolas Sarkozy est en visite dans la région à partir du lundi 5 janvier. Il s’est d’abord rendu au Caire. Tout comme la France condamne l’offensive terrestre israélienne, a déclaré le président dans un entretien à la presse, « elle condamne avec la même fermeté la poursuite des tirs de roquettes (sur Israël) qui sont une provocation inadmissible », renvoyant ainsi dos à dos les deux protagonistes. Dans un entretien publié lundi dans les quotidiens libanais, il a accusé le Hamas de porter « une responsabilité lourde dans la souffrance des Palestiniens de Gaza ». Ces positions confirment le virage de la diplomatie française perceptible depuis trois à quatre ans — virage en faveur de la politique israélienne.

Pour avoir une idée du niveau de racisme inconscient (?) dans lequel tombent certains sites, on lira avec stupéfaction, ou amusement, le texte de Jean-Paul de Belmont, « Vertige de la paix » (Primo-Europe). En voici un extrait :

« La création d’un Etat palestinien est le dernier souci des… Palestiniens ! Ce peuple de bric et de broc souffre d’une pathologie contre laquelle aucun remède n’a vu le jour : le vertige de la Paix. La Paix signifie la fin de l’essence même qui a fait exister artificiellement ce “peuple” depuis 1967. C’est à cette date que Gamal Abdal Nasser a sorti de la naphtaline une OLP jusque-là inconnue pour la substituer à son rêve de panarabisme englouti dans les sables du Sinaï lors de la Guerre des Six Jours. » (Notons que l’OLP a été créée en 1964, mais qu’importe...)

« Certes, aujourd’hui, les principaux dirigeants de l’Autorité palestinienne ont choisi le chemin du pragmatisme pour parvenir à la création d’un Etat palestinien. Leur bonne volonté et leur sincérité ne font aucun doute. Mais que peuvent-ils face à la vacuité essentielle de l’idéal palestinien ? Comment bâtir une nation avec un “peuple” protéiforme qui n’a que la haine de l’Autre pour le cimenter ? Un “peuple” qui, à chaque fois que l’occasion lui a été présentée, a eu le vertige de la Paix et n’a su que dire NON. »

(...)

« Il y a pourtant une solution. Ce n’est pas parce qu’un mensonge dure depuis quarante-deux ans qu’il faut continuer à le proférer. Ces Arabes de Palestine doivent commencer leur propre psychanalyse, se regarder sans se mentir, réaliser à quel point ils ont été manipulés par des idéologues depuis si longtemps. C’est le seul moyen pour eux d’envisager un avenir serein, en se débarrassant de cette identité factice tournée vers la guerre et la haine. Encore faut-il que les médecins qui se penchent sur leur cas ne les encouragent pas dans leur délire, cessent de sublimer la “justesse de leur cause”, “la splendeur de leur identité”. »

Témoignage de terrain d'une asso palestinienne


La vie à Gaza :
Le bureau de Muslim Hands à Gaza a fait un appel de fonds pour acheter des équipements médicaux (tel que les ambulances et les unités de soins intensifs), les fournitures chirurgicales (gants chirurgicaux, bandages etc.) et les médicaments. Muslim Hands soutient 3 hôpitaux et 4 cliniques dans bande de Gaza.
cliquer sur le titre pour voir le site de cette association !

Chers frères,
Assalam alaikoum
J'espère que vous allez tous bien.

Désolé, je ne pouvais pas vous écrire depuis deux jours en raison de la coupure du courant. La crise à Gaza s'est aggravée, plus de 350 personnes tuées et plus de 1000 blessés en trois jours. La situation d'un million et demi de Palestiniens dans la bande de Gaza est aujourd'hui pire qu'elle ne l'a jamais été depuis le début de l'occupation militaire israélienne en 1967.

Quand cette agression a commencée, j'étais en réunion avec le chef de la municipalité de Jabalia. Soudain, à environ 11h30 du matin, une attaque aérienne massive a commencée. On nous a demandé d'évacuer le bâtiment. Lorsque je suis sorti du bâtiment, j'ai vu des enfants effrayés sortant de l'école en courant, criant et pleurant.
Ca été vraiment un moment effrayant, pas seulement pour les élèves, mais pour les 1,5 millions d'habitants de Gaza.
La situation pour les trois derniers jours a été insupportable. Les maisons, les universités, même les mosquées ont été bombardées et détruites.

Les hôpitaux ont été débordés de blessés et ne pouvaient pas faire face à ce grand nombre de victimes. J'ai vu des blessés soignés dans les couloirs. Je me suis entretenu avec le directeur général des hôpitaux de la bande de Gaza et il m'a dit que les hôpitaux ont commencé à manquer de matériel médical jetable comme les pansements. Il y avait un grand manque d'ambulances et en particulier les ambulances de soins intensifs.
En outre, le manque cruel de nourriture, de fournitures médicales et de carburant qui ne pouvaient pas passer à cause du siège imposé à Gaza depuis plus d'un an, plus de 80% d'habitants de Gaza sont dépendant de l'aide alimentaire pour survivre. Le système de santé est paralysé par le manque de médicaments et d'électricité et les appareils médicaux ne peuvent sauver des vies car à la suite des restrictions de carburant et d'électricité, les hôpitaux connaissent actuellement des coupures d'électricité durant 10 à 15 heures par jour.

Les besoins urgents :
1 – Ambulances-unité de soins intensifs (100.000 Dollars)
2 - Salles de soins intensifs pour l'hôpital Al-shifa (70.000 Dollars)
3 – Matériel chirurgical (70.000 Dollars)
4 - Le lait pour les enfants (50.000 Dollars)

PS: je vous écris ce message actuellement, alors que les roquettes volent au-dessus de ma maison. Faites des douas.

* * * * * * * * *

Chers frères,
Assalam alaikoum
J'espère que vous allez tous bien.

La situation actuellement :
La situation va de pire en pire, les attaques aériennes s'intensifient, de plus en plus de civils sont tués et blessés. Le bruit des attaques aériennes horrifie les enfants. Aujourd'hui, une attaque aérienne massive a ciblée mon voisin, elle a détruit 4 bâtiments civils. Le bruit et les vibrations causées par les bombardements ont été horribles, ma maison a tremblée, les fenêtres et des portes sont brisées. Ce moment là est le plus effrayant de ma vie ... les enfants crient et hurler de peur. En regardant par la fenêtre j'ai vu des gens courir, des enfants et des femmes pleurer et plein de poussière. Le résultat de cette attaque est 11 personnes tuées, de nombreuses maisons détruites.

Qu'a fait Muslim Hands ?
Aujourd'hui, nous avons réussi à fournir des fournitures chirurgicales jetables pour un montant d'environ 40 000 Dollars (30 000 €) aux hôpitaux de la bande de Gaza. Comme je l'ai mentionné dans le dernier courrier, hôpital de Gaza a commencé à manquer de ces produits jetables.

* * * * * * * * *

Assalam alaikoum mes frères;

Les bombardements ont été intenses ces 2 derniers jours après l'offensive terrestre. Ma maison est située au nord de la bande de Gaza qui est considérée comme la région la plus chaude. De ma maison je peux voir les missiles qui tombent sur les maisons. Il y a deux jours, j'ai vu la destruction d'un grand réservoir d'eau par un missile. Ce réservoir était l'une des principales sources d'eau potable pour plus de 120000 habitants.

La majeure partie de la bande de Gaza est isolée, pas d'électricité et très peu de moyens de communication. Les hôpitaux de Gaza subissent la coupure du courant depuis plus de 48 heures, ils dépendent des générateurs électrogènes qui risquent de manquer de fuel, ce qui peut conduire à une catastrophe. À l'hôpital Shifa, l'arrêt de ces groupes électrogènes aurait des conséquences immédiates pour 70 patients dans les unités de soins intensifs. La situation sécuritaire empêche également le personnel médical de se rendre à l'hôpital.

Quand à l'eau qui est très indispensable dans le quotidien, 70% de la population de la bande de Gaza n'a pas accès à l'eau, et en particulier nord de la ville de Gaza. Cette pénurie est due aux coupures d'électricité et le manque de carburant pour le fonctionnement des générateurs électriques.
Beaucoup de maisons ont été détruites à ce jour et environ 13000 personnes ont été déplacées à l'intérieur de la ville. J'ai rencontré une mère de cinq filles qui dit que sa maison a été bombardée la nuit pendant qu'elles dormaient. Elle remercie Allah que toute sa famille dormait dans une petite chambre et qu'il y a seulement une de ses filles qui a été blessée.

La plupart des habitants ont enlevé les vitres de leurs fenêtres afin de ne pas être cassées par les bombes et les blesser, alors que c'est l'hiver et il fait très froid avec la pénurie du carburant pour le chauffage.

Aujourd'hui, j'ai été informé que la plupart des boulangeries sont fermées faute de farine et d'électricité pour les faire fonctionner.

La situation sécuritaire empêche également l'équipe de Muslim Hands d'atteindre les personnes nécessiteuses et les hôpitaux. J'ai appelé la Croix-Rouge afin de nous faciliter la circulation, ils ont répondu que la situation est très dangereuse même pour la Croix-Rouge et que leurs équipes aussi ne peuvent pas atteindre leurs bureaux.

Néanmoins, nous avons réussi jusqu'à présent à fournir les hôpitaux de la bande de Gaza avec des fournitures médicales jetables pour les soins chirurgicaux.

Dr Saed Salah de Gaza

14 janvier 2009

Des "touristes" israéliens s'offrent une vue sur Gaza bombardée

Des "touristes" israéliens s'offrent une vue sur Gaza bombardée

Une réserve naturelle d'Israël, offrant une vue sur les bombardements de Gaza, est parfois appelé "Hill of Shame" (colline de la honte), tandis que des "touristes" s'y rendent pour pique-niquer devant ce triste "spectacle".

Parash Hill, une réserve naturelle du sud d'Israël, reçoit ces derniers jours la visite de nombreux touristes israéliens. Il est vrai que la colline près de Sderot (l'ancien village palestinien de Najd) offre une vue imprenable sur la ville de Gaza et la Méditerrannée.

Les visiteurs israéliens y viennent chargés d'un pique-nique, de longues vues et lunettes sur le nez pour ne rien rater des bombardements de l'armée israélienne sur la région de Gaza. Ces bombardements, et l'offensive terrestre, ont déjà fait 900 morts parmi les Palestiniens.

Ceux qui s'opposent à ce "tourisme de catastrophe" ont déjà rebaptisé Parash Hill d'"Hill of Shame", la colline de la honte. Parmi ces touristes particuliers animés par un sentiment de vengeance, il y a surtout des habitants de Sderot, la petite localité qui est la cible des tirs de roquettes Qassam. Elles ont fait sept morts en dix ans.

Le fait que l'offensive israélienne ait déjà causé la mort de 300 enfants est considéré comme "grave" mais "inévitable". Le Times cite la déclaration suivante: "pour les véritables victimes civiles, c'est grave, mais pas pour ceux qui collaborent avec le Hamas". Et celle-ci: "dommage que des femmes et des enfants soient également touchés". Ou encore: "Lorsqu'ils seront adultes, ces enfants seront sûrement aussi tous terroristes

Rappel : manif le samedi 17 janvier, RC place du chatelet, à 14h30, trajet vars l'ambassade d'israel, en passant par rue de rivoli

Massacre à Gaza (Palestine), manifestation samedi 17 janvier à 14h30

Grande manifestation jusqu’à l’ambassade d’Israel à Paris CE SAMEDI 17 janvier !

Itinéraire : de la place du Chatelet à l’ambassade d’Israël. Départ 14 H 30 de la place du Chatelet. Parcours : Rue de Rivoli. Concorde. Avenue des Champs Elysées jusqu’à l’ambassade d’Israël.

Gaza, les ONG dénoncent le non respect du droit international humanitaire

Paris, le vendredi 9 janvier 2009 -
Selon le doit international humanitaire en vigueur, les belligérants doivent tout mettre en œuvre pour assurer la protection des populations civiles. Or, le caractère très particulier des combats, qui se déroulent en ce moment même à Gaza en zone peuplée (voire urbaine) quasi hermétique, et l’ampleur des moyens déployés entrainent de lourdes pertes civiles (25% de civils parmi les blessés selon les Nations unies). La population gazaouite court en permanence un risque vital, y compris les enfants (40% de la population à Gaza selon l’OMS). Face à cette situation, les ONG signataires de ce communiqué* dénoncent le non respect du droit international humanitaire et en appellent à la Communauté internationale pour qu’elle assure la protection des civils.

L’ampleur des dommages causés aux civils, le non accès aux blessés ainsi que les conditions de vie imposées aux populations à Gaza témoignent du non respect du droit international humanitaire par les belligérants qui ont le devoir d’adapter leurs méthodes de guerre à l’environnement du conflit : aucun d’eux ne doit ni se servir de la population pour protéger des objectifs militaires, ni au contraire faire peser sur la population des attaques non discriminées dans le but de détruire plus largement les moyens de l’adversaire.

Les restrictions sévères à l’acheminement de l’aide sont en contradiction avec le principe énoncé par le droit international humanitaire de la possibilité pour les organismes de secours impartiaux et indépendants d’accéder aux blessés, malades et civils en situation de vulnérabilité. Le personnel humanitaire étranger est interdit d’entrée à Gaza sauf rares exceptions. Les tirs et la destruction des infrastructures entravent l’accès aux soins. Les civils devraient avoir la possibilité de fuir les combats, ce que la situation à Gaza ne permet pas.

Les habitants terrorisés sont obligés de se terrer chez eux. L’alimentation et l’eau potable manquent. Les coupures d’électricité, la pénurie de carburants entraînent de graves problèmes pour les pompes à eaux alimentant les réservoirs des immeubles et les générateurs de secours des hôpitaux. Il est impossible de cuisiner ou de se chauffer.

Les conséquences de l’accès extrêmement insuffisant des secours sont de facto assimilables à une punition collective ou à une action de représailles menées contre la population dans son entier, ce qui est proscrit par le droit.

Le respect du droit international humanitaire incombe aux deux parties en conflit. Dans le cas où l’attitude des belligérants n’est pas conforme, la communauté internationale a dès lors le devoir d’en assurer la mise en œuvre effective.

En tant qu’ONG humanitaires, nous en appelons à la communauté internationale pour qu’elle assure la protection des populations civiles. Les passages de camions, sporadiques et non sécurisés, l’arrêt des combats accordé 3 heures par jour, sont largement insuffisants.

Nous demandons :

l’instauration immédiate d’un cessez le feu qui est la seule solution pour pouvoir secourir les civils ;
qu’il ne soit pas fait entrave à l'accès aux blessés avec les ambulances, à leur brancardage et à leur évacuation vers les hôpitaux ;
que l’accès soit ouvert au personnel humanitaire de manière à ce que l’assistance puisse être acheminée jusqu’aux plus vulnérables, notamment des denrées alimentaires de base, que des médicaments, du matériel chirurgical puissent être délivrés aux hôpitaux et aux dispensaires de quartiers, et que les praticiens palestiniens épuisés puissent être relayés par de nouvelles équipes médico-chirurgicales.
*Les associations membres de la Commission Humanitaire de Coordination SUD : Acted, Action contre la Faim, Handicap International, Médecins du monde, Secours Catholique - Caritas France et Secours islamique France.

Première Urgence s’associe à ce communiqué.

Fabrice Ferrier
Responsable des programmes internationaux
International programmes manager

Coordination SUD, Coordination nationale des ONG françaises
National coordination body of French NGOs


Communiqué de l' association CAPJPO-EuroPalestine

Face à l’horreur sans nom de ce que les médias qualifient pudiquement d’"opération", "intervention" ou d’"offensive", et qu’il faut appeler par son nom : UN GENOCIDE, nous appelons, avec beaucoup d’autres associations à une grande manifestation à Paris ce samedi 17 janvier à 14 H 30 qui partira de la place du Chatelet pour se rendre à l’ambassade d’Israël. Ci-dessous notre déclaration auprès de la préfecture de police de Paris.

Cher Monsieur

Je vous informe que notre association CAPJPO-EuroPalestine appelle à manifester à Paris samedi 17 janvier contre les massacres israéliens dans la Bande de Gaza.

Itinéraire : de la place du Chatelet à l’ambassade d’Israël. Départ 14 H 30 de la place du Chatelet. Parcours : Rue de Rivoli. Concorde. Avenue des Champs Elysées jusqu’à l’ambassade d’Israël.

Vous recevrez des déclarations d’appel à cette manifestation de la part de bien d’autres associations dans les heures qui suivent, les massacres de la population de la Bande de Gaza par Israël ne faisant que s’amplifier. Plus de 1000 morts et 5000 blessés, dont la moitié de femmes et d’enfants, en ce 19ème jour d’agression sauvage, où les escadrons de la mort israéliens n’hésitent pas à recourir à des bombes au phosphore, à sous-munitions et autres engins barbares.

Les médecins sur place témoignent qu’ils ne peuvent même pas soigner les blessés, étant donné l’état dans lequel ils leur arrivent, et se contentent de pratiquer des amputations à la chaîne (qui ne sauvent pas toujours les vies étant donné la gravité des lésions).

Nous tenons à souligner que vous avez autorisé le CRIF, à Paris comme à Marseille, à manifester ces jours-ci devant l’ambassade et le consulat d’Israël. L’argument de risque de trouble à l’ordre public n’est donc pas de mise.

Par ailleurs, des manifestations ont lieu quotidiennement devant l’ambassade d’Israël dans des grandes capitales comme Londres, et il n’y a aucune raison pour que cela ne soit pas possible ici.

Enfin, le fait que vous autorisiez des ligues fascistes comme la Ligue de Défense Juive à s’entrainer militairement en France, à y faire des ratonnades et à blesser des jeunes, comme à nouveau ces jours-ci devant le Lycée Jeanson de Sailly à Paris, rend incontournable le fait d’aller protester devant l’ambassade d’Israël, associée au demeurant à un gala au profit de l’armée israélienne, programmé le 21 janvier prochain à Paris.

Olivia Zémor, Présidente de CAPJPO-EuroPalestine

NOUS APPELONS TOUTES LES ASSOCIATIONS A INFORMER LA PREFECTURE DE POLICE DE PARIS DE LEUR PROPRE APPEL A PARTICIPER SAMEDI PROCHAIN A CETTE MANIFESTATION.

Il faut pour cela envoyer une déclaration à cyrille.bourreau@interieur.gouv.fr avec le nom de votre association.

IL FAUT QUE TOUTES LES VILLES DE FRANCE LANCENT UN APPEL A MANIFESTER SAMEDI ET CONTINUENT A SE MOBILISER COMME ELLES LE FONT DEPUIS LE DEBUT DES MASSACRES ISRAELIENS.

03 décembre 2008

Une première en Isère : des enfants raflés à l'école

Voilà, pendant que hypocritement, Sarkozy se fait de la pub avec du "je suis contre le SIDA" et sa femme qui pose pour la campagne de prévention... pendant ce temps là...
la chasse est ouverte dans les écoles, et des enfants se font raflés, mettre en zone de rétention, et expulsés...

Au niveau du droit à la personne, et au delà du sacré coup, dans le cas ci dessous, porté à la protection de l'enfance,
L'article 13 de la déclaration des droits de l'homme : 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat,
est sans cesse bafoué par un gouvernement qui prône le sécuritaire à tout bout de champs faisant croire, à l'instar des Lepen et autres Maigret, que la cause de tous les maux, comme le chômage, les vols et les agressions, sont dus à l'immigration.

Bref, je vous laisse lire ce qui suit, que je viens de recevoir par le Réseau Education Sans Frontières :

Une première en Isère : des enfants raflés à l'école

Bonsoir, Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble.

A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.

A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.

Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard. Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d'école resteront vides.

C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles. Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".

Merci,

Réseau Education Sans Frontières 38.

30 mai 2008

Tout le monde veut sauver la planète,
mais personne veut descendre les poubelles.
Jean Yanne

De 1968 à 2008...


25 mars 2008

Budget Education nationale

Le ministère de l'Education nationale s'apprête à dégager des budgets inhabituels pour favoriser l'essor de l'enseignement catholique dans les quartiers défavorisés, bousculant ainsi les règles traditionnelles de financement de l'école privée, dictées par le principe de laïcité.
Un véritable Fonds d'intervention spécifique, dont Mediapart dévoile les détails, sera bientôt mis en place rue de Grenelle, pour subventionner la création d'une cinquantaine de classes dans les cités dès septembre 2008, dans le cadre du plan "Espoir banlieues" annoncé par Nicolas Sarkozy, le 8 février.

http://www.mediapart.fr/journal/france/210308/le-gouvernement-va-aider-l-ecole-privee-en-banlieue

Dans le même temps :

- Suppressions de postes programmées l' académie,
- Volume d' heures supplémentaires imposées, la multiplication des postes " à cheval " sur plusieurs établissements
- Généralisation du Bac professionnel en 3 ans
- suppression des demi-groupes
- Impossibilité de redoublement en raison de surcharge des effectifs>
- La suppression d'options comme l'espagnol renforcé, l'arabe...

Organisation d'une grande marche regroupant tous les lycées le Jeudi 27 mars :

Manifestation de toute l'Ile de France à Paris.
Le départ aura lieu à 13 h 30 place Edmond Rostand ( RER Luxembourg)

La fédération des syndicats SUD-Rail (Solidaires) soutient les grèves dans l’Education Nationale, appelle à la convergence des luttes.
Les manifestations du samedi 29 mars pour la défense des retraites, et du samedi 5 avril pour une société fraternelle, solidaire, les droits des immigrés, en sont les prémices.

11 mars 2008

Le quota

Merci à Cui cui pour cette vidéo !

22 février 2008

29 février, MOBILISATION NATIONALE CONTRE LE DESENGAGEMENT DE L'ETAT DANS LA CULTURE

JOURNEE DE MOBILISATION NATIONALE

CONTRE LE DESENGAGEMENT DE L'ETAT DANS LA CULTURE

Diversité artistique

et culturelle en danger !
A Paris, rendez-vous est donné à partir de 15h,

Place du Palais Royal, pour un CULTURETHON géant !!!


L'Etat a décidé de réduire le budget qu'il consacre à la culture. Les acteurs culturels commencent l'année 2008 dans la plus complète incertitude concernant leurs financements. Les plus touchées par ce désengagement de l'Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d'accompagnement des pratiques amateurs… qui constituent le vivier de la création et de l'innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations.


Les baisses annoncées touchent au financement de la création et de la diffusion. Mais plus encore, à l'heure où l'éducation artistique et le droit à la culture pour tous sont affirmés comme prioritaires par le Président de la République, ce sont les aides aux actions culturelles en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les prisons… qui sont largement diminuées, voire annulées.


L'Etat, en se désengageant, démantèle le maillage artistique et culturel français, renforce les inégalités territoriales, lamine l'action de proximité et confine les populations à l'offre unique et globale des industries du divertissement.


L'Etat refuse de voir l'importance économique, sociale et symbolique des milliers d'équipes qui font la dynamique artistique et culturelle de notre pays. En faisant reposer les baisses de crédits sur des structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel, et en centralisant ses moyens sur ses propres institutions, l'Etat met en danger la diversité artistique et culturelle en France.


Il n'y a pas de diversité artistique et culturelle sans diversité des initiatives sociales et économiques et sans reconnaissance réelle du droit culturel de tous les citoyens français.


Par cet appel, l'UFISC* demande :

- l'arrêt immédiat des baisses annoncées par l'Etat,

- la concrétisation d'une politique ambitieuse, innovante et démocratique, prenant en compte l'ensemble des acteurs,

- la mise en place d'espaces de concertation en régions.


Et nous appelons les publics, l'ensemble des compagnies, lieux, associations d'éducation populaire, artistes amateurs et professionnels, bénévoles, élus locaux, directeurs des affaires culturelles, médias, et tous ceux qui pensent que la culture de proximité et la diversité artistique ne doivent pas disparaître, à se rassembler dans toutes les régions de France vendredi 29 février.

Avant et après le 29 février, retrouvez toutes les infos sur cette mobilisation, à Paris comme dans les autres régions, sur www.29fevrier.over-blog.com.

Contact mail : 29fevrier@gmail.com.



*L'UFISC (Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles) regroupe :

- LA FEDERATION - Association professionnelle des arts de la rue

- FEDUROK - Fédération des lieux de musiques amplifiées/actuelles

- SYNAVI - Syndicat national des arts vivants

- SCC - Syndicat du Cirque de Création

- FSJ - Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées

- CITI - Centre International pour le Théâtre Itinérant

- RESEAU CHAINON – Fédération des Nouveaux Territoires de l'Art

- ACTES IF - Réseau solidaire de lieux culturels franciliens

- RIF - Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France

- SMA - Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de Musiques Actuelles

- ZONE FRANCHE - Fédération des musiques du monde.

15 février 2008

Sarko veut traumatiser les gosses

A la seconde, mon sang s’est glacé ». Simone Veil, qui assistait mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France, n’a pas de mots assez durs pour condamner la proposition de Nicolas Sarkozy de « confier la mémoire » d’un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, dès la rentrée prochaine.

« C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste, tranche l’ancien ministre, déportée à 16 ans et demi à Auschwitz. On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent - très bien - de ces sujets à l’école. »

Aux yeux de Simone Veil, la suggestion du Président de la République risque, en prime, d’attiser les antagonismes religieux. « Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit juif ? » s’interroge-t-elle.

Président Bling bling

Le stylo et Sarko


Anne Roumanoff : On avait la gauche caviar, maintenant on a la droite cassoulet, une petite saussisse avec pleins de fayot autour. Mdr !

04 février 2008

Le défenseur chinois des droits humains Hu Jia arrêté

Hu Jia et son épouse Zeng Jinyan (Frederic J. Brown/AFP/Getty Image)

Le 10 décembre 2007, il y a eu la projection du film documentaire « Prisonners in the Freedom City » réalisé par le défenseur Hu Jia, finaliste du prix Sakharov de la liberté de pensée 2007. Assigné à résidence pendant plus de 200 jours, il a filmé son quotidien, les allers et venues des policiers chargés de sa surveillance et la filature de sa femme.

Le 27 décembre 2007, il a été arrêté à son domicile. Soupçonné d’« incitation à la subversion de l’État », Hu Jia est actuellement détenu au secret sans autorisation de consulter son avocat.
Il risque d’être torturé. Comme il souffre d’hépatite B, et d’une sclérose hépatique au stade initial, il aurait besoin d’un suivi médical quotidien.


Son épouse Zeng Jinyan est sous étroite surveillance et menacée d’arrestation. Téléphone et Internet ont été coupés, leurs matériel et documents confisqués (ordinateur, caméra, carnets d’adresses…) et leur compte en banque gelé.


Le 2 janvier 2008, plusieurs dizaines de membres de la police du district et de la municipalité ont encerclé, avec plus d’une dizaine de véhicules, le domicile de Hu Jia et de son épouse, Zeng Jinyan, afin d’empêcher cette dernière de recevoir d’éventuels visiteurs.

Dans une résolution adoptée le 17 janvier 2008, le Parlement européen demande la libération de Hu Jia et de respecter les droits de l’Homme dans la perspective des Jeux Olympiques cette année. Cette résolution évoque également la disparition de Gao Zhisheng depuis le 22 septembre 2007 et prie le Conseil de l’UE de prendre des mesures en relation avec les autorités chinoises concernant ces deux hommes.

Citation Marcel Proust

L'homme n'est pas fait pour travailler
et la preuve, c'est que ça le fatigue

19 janvier 2008

Chiffre l'argent aux présidents, ministres et patrons

Dans le même temps, que Sarkozy s'augmentait de 141% son salaire (voir ci dessous le détail chiffré), il affirmait avec un mépris incommensurable "mais le pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise sur le pouvoir d'achat, les caisses de l'état sont vides, où voulez-vous que je le trouve cet argent"

Les caisses de l'état sont vides quand cela arrange monsieur Sarkozy !!!!!!!!!!!!!!!!

On se rappelle que Monsieur avait basé sa campagne sur le pouvoir d'achat : « Le but de la politique que je propose n'est pas de maintenir stable le pouvoir d'achat, il est de l'augmenter. Le but, ce n'est pas la stagnation, c'est le progrès ».

"Moi je... moi je... moi je.... Moi quand je serai président de la république je vous entuberai TOUS, jusqu'à l'os !"

Quand vous pensez qu'une personne sur deux a voté pour cet infame vomissure !!!
Le problème, c'est que nous, qui ne l'avons pas choisi, on est dans la même merde !!!


(Ce que vous ne voyez pas sur les journaux locaux)

ASSEZ DE MENSONGES !

VOUS AVEZ LE DROIT DE SAVOIR

CAR C'EST VOUS QUI PAYEZ !

INCROYABLE ! L'ISF de SARKOZY !

On s'en doutait !

Mais la Direction des Services Fiscaux vient de le confirmer !

SARKOZY ne paye aucun impôt depuis plus de 12 ans ….

Alors que depuis son élection ses revenus se décomposent ainsi :

Indemnité mensuelle du Président de la République : …………………..24.874, 55 €

Retraite de député ( à vie )…………………………………………………….9.298,21 €

Retraite de ministre ( à vie et convertible après son décès en rente viagère pour ses héritiers, les petits Sarko sont tranquilles … ) : …………….8.776, 34 €

Retraite de maire de Neuilly ( à vie ) : ……………………………………….6.241, 92 €

soit un total mensuel plutôt gentillet de :

49.191,02 € !!!

La misère en somme !

Et quelle somme !

Même si, tout à fait légalement,

30 % de ces revenus ne sont pas imposables ,

il reste tout de même à notre agité de l'Elysée un revenu imposable mensuel de :

34.435,71 € !!!

On se demande où Cecilia est partie trouver mieux !

Mais sur ces petites rentes, Sarko ne paye plus aucun impôt, malgré les réclamations qui lui sont faites depuis 1995 !!!

Et ce n'est pas tout !

Sarko a déclaré pour l'ISF un patrimoine de

1.576.394 €, juste avant l'élection présidentielle.

Or il est propriétaire, outre de trois assurances-vie

totalisant 897.654 €, de :

1 appartement de 340 m² à Neuilly

3 studios de rapport dans le 6ème

1 résidence d'été de 11 pièces et 13.000 m² de terrain à côté d'Ajaccio ( son intérêt pour la Corse n'est pas …. désintéressé… )

1 appartement pour les sports d'hiver au dessus de Chamonix ( 120 m² )

Sans compter quelques jolies collections de tableaux non assujetties à l'I.S.F….

Inutile de valoriser ces babioles !

Le tout ne dépasse sûrement pas

1.576.394 € … (*)

Vous qui peinez sous le labeur et les charges,

diffusez largement ces VERITES autour de vous !!!

Assez de la France qui travaille et de la France qui empoche !

VOUS DEVEZ TOUS TOUT SAVOIR !!!

Car pour TOUS, il faudra que la justice passe !



(*) Toutes ces informations sont vérifiables sur le site de la Recette Principale de Neuilly. visitez vite ce site avant censures eventuelles...

L'ump c'est cela: voyez vos mairies et les dépenses exorbitantes...



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Bonjour toutes et tous !!!

Dans le même temps, que Sarkozy s'augmentait de 141% son salaire (voir ci dessous le détail chiffré), il affirmait avec un mépris incommensurable "mais le pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise sur le pouvoir d'achat, les caisses de l'état sont vides, où voulez-vous que je le trouve cet argent"

Les caisses de l'état sont vides quand cela arrange monsieur Sarkozy !!!!!!!!!!!!!!!!

On se rappelle que Monsieur avait basé sa campagne sur le pouvoir d'achat :
« Le but de la politique que je propose n'est pas de maintenir stable le pouvoir d'achat, il est de l'augmenter. Le but, ce n'est pas la stagnation, c'est le progrès ».

"Moi je... moi je... moi je.... Moi quand je serai président de la république je vous entuberai TOUS, jusqu'à l'os !"

Quand vous pensez qu'une personne sur deux a voté pour cet infame vomissure !!!
Le problème, c'est que nous, qui ne l'avons pas choisi, on est dans la même merde !!!

Clémence (voir la suite ci dessous)
http://autresment.blogspot.com/

(Ce que vous ne voyez pas sur les journaux locaux)
ASSEZ DE MENSONGES !

VOUS AVEZ LE DROIT DE SAVOIR

CAR C'EST VOUS QUI PAYEZ !

INCROYABLE ! L'ISF de SARKOZY !



On s'en doutait !

Mais la Direction des Services Fiscaux vient de le confirmer !

SARKOZY ne paye aucun impôt depuis plus de 12 ans ….

Alors que depuis son élection ses revenus se décomposent ainsi :

Indemnité mensuelle du Président de la République : …………………..24.874, 55 €

Retraite de député ( à vie )…………………………………………………….9.298,21 €

Retraite de ministre ( à vie et convertible après son décès en rente viagère pour ses héritiers, les petits Sarko sont tranquilles … ) : …………….8.776, 34 €

Retraite de maire de Neuilly ( à vie ) : ……………………………………….6.241, 92 €

soit un total mensuel plutôt gentillet de :

49.191,02 € !!!

La misère en somme !

Et quelle somme !

Même si, tout à fait légalement,

30 % de ces revenus ne sont pas imposables ,

il reste tout de même à notre agité de l'Elysée un revenu imposable mensuel de :

34.435,71 € !!!

Mais sur ces petites rentes, Sarko ne paye plus aucun impôt, malgré les réclamations qui lui sont faites depuis 1995 !!!

Et ce n'est pas tout !

Sarko a déclaré pour l'ISF un patrimoine de

1.576.394 €, juste avant l'élection présidentielle.

Or il est propriétaire, outre de trois assurances-vie

totalisant 897.654 €, de :

1 appartement de 340 m² à Neuilly

3 studios de rapport dans le 6ème

1 résidence d'été de 11 pièces et 13.000 m² de terrain à côté d'Ajaccio ( son intérêt pour la Corse n'est pas …. désintéressé… )

1 appartement pour les sports d'hiver au dessus de Chamonix ( 120 m² )

Sans compter quelques jolies collections de tableaux non assujetties à l' I.S.F….

Inutile de valoriser ces babioles !

Le tout ne dépasse sûrement pas

1.576.394 € … (*)

Vous qui peinez sous le labeur et les charges,

diffusez largement ces VERITES autour de vous !!!

Assez de la France qui travaille et de la France qui empoche !

VOUS DEVEZ TOUS TOUT SAVOIR !!!

Car pour TOUS, il faudra que la justice passe !



(*) Toutes ces informations sont vérifiables sur le site de la Recette Principale de Neuilly. visitez vite ce site avant censures eventuelles...

L'ump c'est cela: voyez vos mairies et les dépenses exorbitantes...

18 janvier 2008

Zazi, je suis un homme (vidéo)

J'étais là



Je suis un homme

16 janvier 2008

samedi 19 janvier 2008, rassemblement contre l'enfermement des étrangers et la répression des sans papiers

Parce que leur sort dépend aussi de notre solidarité !
MARCHE UNITAIRE samedi 19 janvier 14 h.
_

A toutes les organisations solidaires des sans papiers et collectifs de
sans papiers


Dans le cadre de l'action européenne engagée à la même date contre
l'enfermement des étrangers et la répression des sans papiers, RESF
organise une journée nationale d'action le samedi 19 janvier.
Cette initiative prend un retentissement particulier
- au moment où les retenus des CRA du Mesnil Amelot et de
Vincennes se sont mobilisés pour attirer l'attention sur leur situation,
sur le durcissement des lois et la traque des étrangers privés du droit
au séjour, aggravée par la politique du chiffre

- et alors que se profile la menace d'une directive européenne
qui pourrait fournir le prétexte à étendre à toute l'Union les
dispositifs les plus inhumains et les moins protecteurs.
Outre une campagne d'information par tracts, 4 pages, et affiches, Resf
envisage deux actions ce jour-là, dont une manifestation de rue en
direction d'un centre de rétention.
Parce que l'écho de cette journée sera d'autant plus fort que nous
agirons ensemble, le Réseau propose à toutes les organisations (partis,
syndicats, associations, collectifs de sans papiers) solidaires des sans
papiers de s'associer à cette initiative dont les modalités et la
préparation pourraient être finalisés en commun.

Dans ce but il appelle à une réunion le mardi 8 janvier à 18 h, au siège
du Gisti (3 Villa Marcès Paris 11ème).

RESF Ile de France

Pétition contre le projet de loi instituant une rétention de sûreté.


Refusons l’instauration d’un enfermement sans fin sur une simple présomption de dangerosité !



« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité,

tu ne mérites ni l’une ni l’autre ».

Thomas Jefferson*


Le Parlement s'apprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une « rétention de sûreté » qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée, sans peine et sans infraction – l’enfermement des personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité ».


La mise en place d’un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de l’affaire Evrard, relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui, sous prétexte de lutter contre la récidive, impose, depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques.


Il ne s’agit plus simplement de durcir les sanctions ou de renforcer les moyens de contrainte, mais de procéder à des enfermements préventifs, sur la base d’une présomption d’infraction future et dans une logique d’élimination qui s’apparente à une mort sociale.


Actuellement circonscrit aux infractions les plus graves commises sur les mineurs, ce texte, comme la plupart des dispositifs répressifs, est susceptible d’extensions au gré des faits divers du moment.
L’appréciation de la dangerosité n’est par ailleurs fondée sur aucune évaluation sérieuse mais sur une simple expertise psychiatrique, ce qui procède d’une grave confusion entre délinquance et maladie mentale. L'évaluation de la dangerosité ne relève donc pas du diagnostic mais du pronostic.


En refusant de porter les efforts humains et financiers sur le temps de la peine, ce texte fait le choix de ne pas améliorer la prise en charge durant l'incarcération.
Si ce texte est adopté, la France se dotera d’un dispositif sans équivalent dans les démocraties occidentales car, contrairement à ce que le gouvernement veut laisser croire, rien de comparable n’existe en Europe (aux Pays Bas et en Belgique, ce type d’enfermement n’intervient qu’en substitution à la peine).


Aujourd’hui, avec une mesure comparable et au prétexte d’une dangerosité sociale, la Russie enferme des journalistes dans des établissements psychiatriques.
Dans un rapport d’information sur les mesures de sûreté concernant les personnes dangereuses (2006), les sénateurs Philippe Goujon et Charles Gautier indiquaient que « s’il est indispensable de limiter le plus possible le risque de récidive, celui-ci ne peut être dans une société de droit, respectueuse des libertés individuelles, complètement éliminé. Le « risque zéro » n’existe pas. »


Nous ne pouvons accepter un modèle de société qui sacrifie nos libertés au profit d’un objectif illusoire de « risque zéro ».
Nous appelons les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne.


* : “Those who would give up Essential Liberty to purchase a little Temporary Safety, deserve neither Liberty nor Safety” peut se traduire également par : « Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle pour acheter une sûreté passagère, ne méritent ni l'une ni l'autre » La paternité de cette phrase semble être disputée entre Thomas Jefferson et Benjamin Franklin

18 décembre 2007

Attention : La scientologie, cette secte diffuse des kits de prévention contre la drogue

Attention,
La scientologie diffuse en ce moment à l'échelle mondiale (et donc en France) des kits de prévention contre la drogue auprès de divers professionnels de la justice, de l'éducation et de la santé, ainsi qu'aux associations,...

Cette secte recrute dans les groupes scolaires, les clubs sportifs, lesentreprises, les centres sociaux, sous le thème "non à la drogue oui à la vie", elle se réfère ausite et aux chiffres de la MILDT (mission interministérielle de lutte contreles drogues et les toxicomanies).

La secte propose des conférences gratuites, des spots (vus sur YOU TUBE), courtmétrage, albums à colorier pour enfants, des livrets d'information "lavérité sur...."(tracts, flyers); un ouvrage de Jean-Luc Maxence, auteurnotamment de "le flic et le thérapeute" éditions U (?) et même unechanson !

Soyez vigilants sur lesdocuments en circulation en ce moment. Vous pouvez transmettre ce message à vos contacts,Education Nationale, partenaires de santé, réseaux associatifs,....
Vous trouverez ci-dessous le site de l'association parrainée par l'église descientologie.
http://www.nonaladrogue.org/FR/Main.php

Caisse Régionale d'Assurance Maladie d'Ile de France.

05 décembre 2007

Samedi 8 décembre, Manif contre le chomage et la précarité

Samedi 8 décembre - 14 H République

Ca suffit ! Derrière leurs grandes paroles, leurs larmes de crocodile pour décrire nos conditions de vie, rien ne change et même tout empire enfin pour nous parce que pour les puissants…
Ils nous partagent la misère, ils se partagent les richesses.
La 5eme édition de la manifestation contre le chômage et la précarité organisée par les associations de lutte contre le chômage, A.C, MNCP, APEIS et CGT Chomeurs se déroulera le 8 décembre. Nous vous appelons à nous rejoindre le plus possible derrière les banderoles de l'Apeis et à montrer que d'autres solidarités sont aussi possibles.

Lire le tract d'appel à la manif : http://www.apeis.org/article.php3?id_article=402

Contre le chômage et toutes les formes de précarité pour la justice sociale

Il est urgent que le droit à un emploi choisi, à un revenu décent, l'accès à la formation tout au long de la vie, soient appliqués pour toutes et tous !

Même privé de son emploi, un chômeur reste un salarié potentiel ! Face à la multiplicité des attaques et réformes annoncées par le gouvernement (sur le droit du travail, sur les acquis sociaux,…), la question du chômage et de la précarité risque d'être noyée dans une multitude de problématiques auxquelles les syndicats et le mouvement social devront s'atteler. Ce serait une grave erreur que de considérer cette question comme secondaire, dans la mesure où elle fait partie d'une remise en cause globale du système de protection sociale.

Précarité, pauvreté, inégalités : le baromètre explose !

Le chômage de masse persiste et plus de la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés ; La pression du chômage nourrit le développement de la précarité (en particulier pour les femmes et les plus jeunes) et favorise une dégradation des conditions d'emploi et de rémunération de l'ensemble des salariés ; Les courtes durées d'indemnisation relèguent un nombre croissant de chômeurs et de précaires vers les minima sociaux (un tiers des chômeurs « officiels » n'ont droit à aucun revenu individuel, dont les jeunes de moins de 25 ans) ; De nombreux précaires sont exclus de tout système d'indemnisation, dont les stagiaires ( 800.000 stages proposés correspondant à 100.000 emplois potentiels) ; La pauvreté est croissante, les revenus attribués aux chômeurs sont scandaleusement bas et engendrent des problèmes périphériques (vie au jour le jour, difficultés d'accès au logement, aux soins, aux prêts, …).


Un constat plus qu'alarmant et pourtant !

Contrôle, culpabilisation (chômeurs fraudeurs), sanctions et radiations pour les chômeurs ; Pression sur les agents ANPE et ASSEDIC, incitation à la délation (pour les ressortissants étrangers reçus : photocopie obligatoire des titres de séjour en direction des Préfectures !) ; Fusion ANPE/UNEDIC et privatisation du marché du travail pour le placement et l'accompagnement des privés d'emploi (fin de l'équité territoriale et catégorielle, fin du service public de l'emploi !) ; Projet de suppression de l'Allocation Equivalent Retraite en 2008 ; Accompagnement et institutionnalisation de la précarisation du travail (obligation d'accepter un travail à la 2ème offre dite « valable »… valable pour qui ?) ; Licenciements collectifs, délocalisations, restructurations, sous couvert de compétitivité ; Exonérations massives de cotisations sociales patronales (+ de 20 milliards d'€) censées produire de l'emploi mais sans contrôles ni évaluation et sans obligation de résultat ; Entreprises dédouanées de leur responsabilité sociale (générant pourtant la précarité dans le travail) ; Dépénalisation du droit des affaires (soit, impunité des patrons « voyous », de leurs pratiques) ; Remise en cause du CDI, allongement de la période d'essai, facilités de licenciement, création d'un nouveau contrat précaire, démantèlement du Code du Travail… ; Absence récurrente de consultation des principaux intéressés et de leurs organisations…

Des pratiques inacceptables, des mesures contraires aux attentes des chômeurs et autres salariés ! Le samedi 8 décembre, mobilisons-nous toutes et tous pour que ça change !

Nous revendiquons la continuité des droits et des revenus pour toutes et tous et garantissant, quoi qu'il arrive, (licenciement, fin de CDD, fin de mission intérim, démission…), le droit à un revenu individuel décent avec, pour référence, le SMIC revalorisé et des droits sociaux afférents (logement, santé, transport, formation, points retraite, progression de carrière…).


A l'initiative de : AC ! / APEIS / CGT Chômeurs / MNCP

Associations en soutien : ACLEFEU ; APNEE/Actuchômage ; ATMF ; ATTAC ; CDSL ; CNDF ; Convergence de défense des services publics ; Coordination des sans papiers 93 ; Le DAL ; Droits Devant ; ENU ; Euromarches ; Fondation Copernic ; CIP IDF ; LDH ; Marches Européennes ; NO VOX ; Stop Précarité. Syndicats en soutien : CNT ; Solidaires dont SUD Commerce, SUD Culture et SUD ANPE ; SNU TEFI FSU. Partis en soutien : Alternatifs ; Alternative Libertaire ; CUAL ; JCR ; LCR ; Les Verts ; LO ; PCF.

C'est décidé la prochaine grève...


25 novembre 2007

Manif de droite contre les grèves,...

Cette vidéo, je vous la laisse découvrir, notre pays est peuplé de gens qui pensent comme cela... Je suis consternée ! Mais bon, on savait déjà... sinon Sarko ne serait jamais devenu président !
Je pense qu'il faudrait envoyer tous ces manifestants à la mines, faire 13h par jours, sans jour de congés payés, etc... vous avez compris le principe... puisque leur logique est de dénigrer les grèves, on devrait leur enlever les acquis dont ils profitent aujourd'hui grace aux grèves de leurs prédécesseurs qu'ils méprisent sans savoir que c'est grâce à eux qu'ils partent en vacances, que leurs enfant ont accès à une éducation, qu'ils vivent plus vieux...


24 novembre 2007

Argument chiffrée : Comment combler le trou de la sécu ?

Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore de nous faire payer ...

> Dorénavant, sur une consultation médicale, nous allons devoir verser 1 Euro
> Nous allons être hyper contrôlés lors de nos arrêts maladie,
> Nous allons devoir consulter un généraliste avant de voir un spécialiste,
> Pour tout traitement de plus de 91 EUR, nous en sortirons de 18 EUR de notre poche

Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards

Or, savez-vous que :

Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 7,8 milliards
Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 3,5 milliards
Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,6 milliards
La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,2 milliards
La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée : 2 milliards
Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards
Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards

En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'Euro.

Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.

Faites circuler ce message. A force de tourner, il arrivera peut-être un jour sur le bureau d'une tête pensante censée passer son temps à gérer l'argent des contribuables.

16 novembre 2007

Pourquoi La Grève ?

Important à faire circuler le plus possible pour enrayer les discours sur l'égoisme des grèvistes, alors que ce sont les grèves qui font en grande partie avancer les droits des salariés... :




Pourquoi la grève ?



Manifestation du 20 novembre : Informations pratiques :

Parcours : Place d'Italie - Invalides (En passant par Gobelins-Port Royal-Montparnasse)

Départ : 14h


Le gouvernement prétend que ce ne sont pas des attaques mais au contraire, le moyen pragmatique de rendre un meilleur service à un moindre coût. Ce prétexte lui suffit donc pour fermer les hôpitaux et maternités de proximités, les gares, les écoles, les bureaux de poste, mais également les tribunaux. Ce pragmatisme est dramatique et nous avons beau regarder autour de nous, impossible d'y voir une amélioration, bien au contraire.

* Face aux exigences d'un service public de qualité et de proximité, répondant encore mieux aux besoins de toute la population, basé sur des emplois publics statutaires, il est répondu par le Premier ministre : « Moins de services, moins de personnels, moins d'Etat », confirmé par la suppression de plus de 22 000 postes dans le projet de budget 2008.

Devant le refus persistant du gouvernement de répondre aux exigences et face à ces reculs inacceptables pour les personnels et les usagers, nos organisations considèrent que l'heure est venue d'une riposte d'envergure pour obtenir satisfaction.

Dans la continuité de leurs démarches, les organisations appellent tous les agents des trois versants de la Fonction publique (Etat, territoriaux, hospitaliers) à faire grève, à se rassembler et à manifester le 20 novembre 2007 (jour du vote du budget à l'Assemblée Nationale) dans toute la France, sur nos exigences en matière de salaires, d'emploi public, de défense du service public, de ses missions et du statut de la Fonction Publique.

14 novembre 2007

RETRAITES : 37,5 ans de cotisation pour tous : c’est possible !

RETRAITES : 37,5 ans de cotisation pour tous : c’est possible !


L’instance très officielle du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) a calculé, dans son rapport de 2001, le coût de l’équilibre des retraites à l’horizon 2040, avec annulation des mesures Balladur de 1993 (et des mesures contenues dans l’accord ARRCO/AGIRC de 1996).

Le problème de l’équilibre des comptes ne se pose plus ensuite puisque la génération du papy boom aura disparu. Il évalue ce besoin de financement à 6,5 points de PIB, c’està-dire de consacrer 18,5% du PIB aux retraites, au lieu de seulement 12% aujourd’hui. En fait, il s’agit de poursuivre, pendant les 40 prochaines années, le même effort que celui réalisé lors des dernières 40 années.

EN 1959 EN 2003 EN 2040
PIB en milliard d’€ notés G€ (valeur 2003) 750 G€ 1500 G€ 3000 G€
% pour les retraites 5,4% 12% 18,5%
part PIB pour les retraites 40,5 G€ 180 G€ 555 G€
PIB pour le reste 709,5 G€ 1320 G€ 2445 G€


Est-ce réalisable ?
Ces 3 000 milliards d’euros en 2040 seront obtenus avec une augmentation de productivité de 1,7% par an : c’est réaliste puisqu’elle a augmenté de 2% en moyenne depuis 40 ans !


Revenir aux 37,5 annuités pour tous suppose de réaliser une augmentation de 15 points de cotisations lissée sur 40 ans, soit 0,37 point de cotisation supplémentaire par an.
Ces chiffres, établis en 2001, peuvent même être revus à la baisse compte tenu des dernières projections démographiques de l’INSEE. C’est donc une décision politique, possible économiquement… à condition d’accepter le fait que toutes les richesses produites ne partent pas aux profits.

Les richesses produites par le travail augmentent, c’est la façon dont elles sont réparties qui est déterminante pour la bonne santé de la protection sociale et des retraites.

Pourtant, le gouvernement actuel multiplie les cadeaux aux plus riches et entend compenser son manque à gagner en faisant payer les couches sociales les moins favorisées. Cette politique anti-sociale n’est pas acceptable.

- 15 milliards d’euros : c’est le coût, en année pleine, du paquet fiscal qui profite aux plus fortunés.

- 30 milliards d’euros : c’est le montant des allègements de cotisations pour les entreprises en 2007.

- 8 milliards d’euros : c’est le manque à gagner pour la collectivité dû à l’absence de fiscalité et de cotisations sociales sur les « stocks options ».

- 100 milliards d’euros : ce sont les bénéfices des entreprises du CAC 40 pour 2006.

- 160 milliards d’euros : c’est la part du PIB perdue par les salarié-e-s lors des 20 dernières années (10 points sur un PIB de 1600 Milliards d’euros).

Oui, la rue est légitime ! Tous ensemble, on peut faire reculer le gouvernement !
On veut nous faire croire que depuis la victoire électorale de Sarkozy, toute contestation de sa politique serait illégitime. Pourtant les grandes conquêtes sociales (congés payés, SMIC, retraite,…) l’ont été par la rue et le plus souvent contre l’avis de gouvernements élus : qui va s’en plaindre ?

Le mécontentement des salariés du public et du privé est croissant contre une politique indigne en faveur des plus riches. Les stewards et hôtesses d’Air France viennent de faire grève pour leur salaire.

La RATP et EDF GDF seront dans l’action le 14 novembre avec la SNCF qui part en grève reconductible. La fonction publique le sera 20 novembre....

Pour l’Union syndicale SOLIDAIRES, il faut faire converger les luttes pour exiger une autre répartition des richesses pour satisfaire les besoins sociaux de toutes et tous.

Tous ensemble, tout devient possible !
toutes les infos sur le site sud des postaux paris

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Collectif Bellaciao
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=55124

pétition défense des sans papiers, appel aux parlementaires européens

Non à la directive de la honte !
Appel aux parlementaires européens

Le 29 novembre, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.

Sign the appeal / Signez l'appel

05 octobre 2007

PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR LES RETRAITE DES DEPUTES

PREPAREZ VOUS A TRAVAILLER POUR EUX
Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros.

C'est la nouvelle indemnité chômage des députés !
Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui
souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord !
La plupart des médias n'en parlent pas !
A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront ' à vie ' 20 % de ce traitement :
soit 1390 euros par mois.
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impots qui serviront à payer les 'golden parachutes'
de nos députés.
Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative.
Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les
Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat !
L'information sur la nouvelle indemnité 'chômage' des députés a été révélée par 'Le Canard Enchaîné'
le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les
seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement
pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison....).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous
les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de
s'octroyer des avantages sur le dos des Français.

Avant de quiter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet,
une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité
mensuelle nette qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 euros, soit 6 952 euros
brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur 5 ans !
Sans parler ce ce qu'il leur coûtera ' à vie ' !

Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance
n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée 'par référence au traitement des
fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle.
Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie',
ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son
grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2
de l'ordonnance précitée : 'L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction'.
Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité
parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)

Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 euros
Soit brut mensuel 6952, 91 euros .


Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros
Soit net mensuel 5 177, 66 euros.

Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du
conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !
Bien entendu cette généreuse 'indemnité chômage' est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire
de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple
justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une
activité justifiant cette 'aide sociale'... bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté,
vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.
- Masquer le texte des messages précédents -

Si vous êtes scandalisé et refusez d'être pris pour un con, diffusez au moins ce message!
Sinon contentez-vous de payer !
Vive la République bananière ! Vive la France !

29 septembre 2007

Une idée jolie :)

Pour chaque voiture, qui roule, selon une moyenne statistique,
il faut planter 6 nouveaux arbres chaque année
pour éliminer toute émission de carbonne par cette voiture.

Il te suffit de prendre une pomme, de la manger, de planter les 6 petits pépins, faire pousser les 6 petits arbre... et tu viens d'éliminer toute émission carbonique d'une voiture :)


On peut savoir combien il y a de pépins dans une pomme,

mais pas combien de pommes il y a dans un pépin
:)

Les chiffres qui condamnent la politique éducative sarkoziste

CARTE SCOLAIRE, COLLÈGE UNIQUE...
Les chiffres qui condamnent la politique éducative sarkoziste
vendredi 28 septembre 2007, par Nico Hirtt


Une étude comparative sur les systèmes éducatifs européens apporte désormais la preuve irréfutable que les réformes annoncées par le gouvernement de Nicolas Sarkozy - assouplissement de la carte scolaire et suppression du collège unique - conduiront à une augmentation catastrophique de la fracture sociale dans l’enseignement français.

Les chiffres qui condamnent...
Nicolas Sarkozy, a promis d’en finir avec la « carte scolaire », ce système qui oblige les élèves français à fréquenter un établissement d’enseignement appartenant à un secteur délimité autour de leur lieu de résidence. Il entend, dans un premier temps, assouplir le système en augmentant les possibilités de dérogation. Mais il ne cache pas sa volonté de le supprimer complètement, une fois que sera réalisée « l’autonomie des établissements ». L’une des raisons majeures invoquées pour justifier ce choix est la justice sociale : en raison de la carte scolaire, les enfants de milieux populaires sont aujourd’hui souvent contraints de fréquenter des écoles, des collèges ou des lycées « difficiles », où se concentrent les problèmes de violence, de décrochage et d’échec scolaire. Un assouplissement du régime de la carte scolaire leur permettrait d’opter pour des écoles de plus haut niveau, situées dans des quartiers plus favorisés. Sur ce point le candidat de l’UMP avait d’ailleurs été rejoint par Ségolène Royal, même si le PS reste officiellement défenseur de la carte scolaire.

Les détracteurs de M. Sarkozy lui rétorquent que loin d’assurer de l’équité, cette réforme générera davantage de ségrégation sociale. Les meilleurs élèves et ceux qui appartiennent aux couches sociales supérieures seront les premiers à fuir les établissements les moins bien cotés, ce qui enfermera ceux-ci, davantage encore, dans leur rôle d’école de relégation. A l’inverse, les « meilleurs » établissements pourront profiter de l’assouplissement ou de la suppression de la carte scolaire pour pratiquer des politiques de recrutement sélectives, qui contraindront les élèves en difficulté à se diriger vers d’autres écoles.

Le nouveau président français a également annoncé sa volonté d’en finir avec le « collège unique », qui retarde l’orientation jusqu’au seuil de l’enseignement secondaire supérieur (le lycée). Il estime qu’une trop grande inégalité de performances entre élèves produirait une « baisse de niveau » dont souffrirent particulièrement les jeunes de milieux populaires, car ils ne peuvent pas facilement échapper à ces classes hétérogènes. D’autres pensent au contraire qu’une orientation plus précoce prendra forcément la forme d’une sélection sociale et viendra donc, derechef, accroître la ségrégation sociale dans l’enseignement français.

Qui a raison ? A priori, les deux argumentations pourraient sembler tenir la route. Pourtant, une étude que vient de publier l’association belge « Appel pour une école démocratique » permet désormais de trancher cette question1. Nous en reprenons ici les grandes lignes et les conclusions.

Classement des pays, selon l’équité dans l’enseignement
L’étude commence par établir un classement du degré d’inégalité sociale dans les systèmes d’enseignement des pays d’Europe occidentale [1]. Ce classement est basé sur un « indice de détermination sociale des performances scolaires » calculé à partir des résultats obtenus en mathématique aux tests internationaux PISA 2003 [2].



Un indice zéro signifie que les résultats des élèves sont totalement indépendants de leur origine sociale. Un indice égal à 1 signifie que la probabilité qu’un enfant de milieu social “supérieur” obtienne de meilleurs résultats qu’un enfant de milieu “inférieur” est deux fois plus élevée que la probabilité inverse. En pratique, aucun pays ne se rapproche de zéro et aucun ne dépasse l’unité.

Le graphique 1 nous montre un classement désormais bien connu : la Belgique et l’Allemagne sont les champions de l’inégalité sociale à l’école, alors que les pays méditerranéens et scandinaves (à l’exception du Danemark) obtiennent les meilleurs résultats. Quant à la France, son classement est très médiocre : une quatrième plus mauvaise place, qui semble venir confirmer l’idée que la carte scolaire et le collège unique ont été incapables d’assurer l’équité du système éducatif français. Pourtant, avec son indice de 0,77, elle occupe, avec la Danemark, les Pays-Bas, l’Autriche et l’Irlande, une position à peu près médiane entre le score de la Belgique (0,93) et celui de la Finlande (0,55).

Liberté de choix et équité
Qu’est-ce qui explique ces différences entre pays ? La réponse à cette question est évidemment multiple et complexe. Un nombre incalculable de facteurs culturels, pédagogiques, organisationnels, géographiques, sociaux, budgétaires... s’entrecroisent sans doute pour produire le classement ci-dessus. Néanmoins, des techniques statistiques adaptées permettent de déterminer l’importance relative de certains de ces facteurs. En particulier, nous avons voulu étudier l’impact de deux facteurs structurels : le degré de liberté dans le choix d’un établissement scolaire et l’âge du premier « palier » qui divise les élèves en filières d’enseignement séparées.

La liberté de choix des parents (ou des élèves) dépend de trois facteurs :
la densité d’écoles situées à proximité du domicile
l’existence (ou non) d’une réglementation plus ou moins contraignante en matière d’affectation des élèves aux écoles publiques (un système de carte scolaire, par exemple)
la part de l’enseignement non-public dans l’offre scolaire (enseignement privé ou sous contrat, qui échappe à toute réglementation en matière de recrutement d’élèves).

En combinant ces trois facteurs, nous avons construit un « indice de liberté de choix ». Lorsque les élèves ne peuvent accéder qu’à une seule école - parce qu’il n’y a pas d’enseignement privé, parce qu’ils n’ont pas le droit de choisir ou simplement parce que la densité d’écoles est trop faible - alors cet indice prend la valeur zéro. Au contraire, la valeur de cet indice s’éloigne de zéro lorsque la densité d’écoles est élevée, lorsque la part de l’enseignement privé est importante et lorsque les pays imposent peu de contraintes dans l’affectation des élèves aux établissements publics.


La Belgique est le pays où l’indice de liberté de choix est le plus élevé (1,87). Cela s’explique aisément en raison des trois facteurs qui interviennent dans le calcul de cet indice : en Belgique, environ 60% des écoles sont des établissements privés sous contrat (généralement catholiques) ; qui plus est, ce pays ne connaît aucune forme de régulation venant limiter la liberté de choix des parents, même dans l’enseignement public ; enfin, la très forte densité de population (343 habitants/km2) fait en sorte que l’offre d’établissements scolaires est particulièrement élevée. Au contraire, le Portugal, qui combine un enseignement presque exclusivement public, une carte scolaire aussi stricte qu’en France et une densité d’écoles relativement peu importante (en raison d’un taux d’urbanisation assez peu élevé), présente l’indice le plus faible (0,18). En deuxième position, vient la Finlande (0,49). Quant à la France, elle occupe à nouveau une position intermédiaire (0,65), reflet de l’action conjuguée de la carte scolaire d’un côté, d’un enseignement privé numériquement important de l’autre.

Revenons à notre question essentielle : existe-t-il une corrélation entre la liberté de choix et l’équité sociale dans l’enseignement ? Pour y répondre, il suffit de comparer nos deux indices : l’indice de détermination sociale et l’indice de liberté de choix. Voici ce que l’on obtient.


Sur le graphique 3, chaque point situe l’un des quinze pays sous étude selon les deux indices en question. Plus un pays se trouve à droite sur ce graphique, plus les parents y disposent d’une grande liberté de choisir l’école de leur enfant ; plus un pays se situe en haut du graphique, plus les performances scolaires sont fortement déterminées par l’origine sociale. Le résultat est frappant. Les points se distribuent assez régulièrement le long d’une ligne droite croissante, signe d’une très forte corrélation entre liberté de choix et inégalité sociale. Seule l’Allemagne (DEU) s’écarte considérablement de la tendance générale ; nous y reviendrons. Un calcul statistique appelé « régression linéaire » permet d’aller plus loin dans ce constat. Il nous apprend en effet que 47% des écarts entre ces quinze pays, en termes d’équité des systèmes éducatifs, sont liés au degré de liberté de choix [3]. En langage simple : la liberté de choix produit bel et bien de l’inégalité.
Pour en revenir à la France, on peut montrer que la suppression de la carte scolaire ferait passer l’indice de liberté de choix de 0,65 à 1,14. Ceci tendrait à augmenter l’indice de détermination sociale des performances scolaires d’un peu moins d’un dixième de point. La France glisserait donc le long de la droite pointillée du graphique, vers le haut et vers la droite. Elle dépasserait alors le Royaume Uni en matière d’inégalité sociale dans l’enseignement. Les mesures visant à favoriser le développement de l’enseignement privé sous contrat viendraient sans doute renforcer encore cet effet.
Sélection précoce et équité
Mais ce n’est pas tout. Le gouvernement français actuel ne se propose pas seulement de liquider la carte scolaire. Il veut aussi en finir avec le collège unique. L’étude publiée par l’Appel pour une école démocratique analyse également cet aspect des structures des systèmes d’enseignement et leur impact sur l’équité. Elle montre notamment que 34% des écarts entre nos quinze pays d’Europe occidentale, en matière d’équité scolaire, peuvent être expliqués par l’âge où intervient le premier palier d’orientation.
En Allemagne, la première sélection hiérarchisante a lieu dès l’âge de 10 ans. Cette situation exceptionnelle (seule l’Autriche fait de même) explique fort probablement pourquoi ce pays s’écarte si fort de la tendance générale observée au graphique 3. A l’inverse, les pays scandinaves, où les élèves poursuivent une scolarité commune jusqu’à l’âge de 16 ans, figurent parmi les nations où l’on observe moins de détermination sociale des performances scolaires.
Qu’en est-il si l’on conjugue les deux effets : liberté de choix et sélection précoce ? [4] Nous avons tenté de répondre à cette ultime question en construisant un nouvel indice, intitulé « indice d’école commune ». Celui-ci varie entre 0 et 1. Les pays qui conjuguent une grande liberté de choix avec une orientation précoce ont un indice d’école commune proche de zéro. La Belgique est ainsi à l’indice 0,04. Au contraire, les pays où il y a peu de liberté de choix et où la sélection est tardive, ont un indice proche de 1. C’est le cas de la Finlande, avec un indice de 0,83. La France a, comme toujours, une position médiane : 0,61.
Une nouvelle étude de régression linéaire montre que cet indice d’école commune permet d’expliquer 66% des différences entre pays européens quant à la détermination sociale des performances scolaires.
La figure 4, ci-dessous, illustre cette relation très forte entre l’indice d’école commune et l’indice de détermination sociale des performances. On y distingue nettement trois groupes de pays. En haut à gauche, le groupe des pays ayant des systèmes éducatifs fortement ségrégués : grande liberté de choix et sélection précoce. Dans ces pays, le degré d’inégalité sociale s’avère être généralement élevé. En bas, à droite, les pays où l’on connaît plutôt une « école commune » : peu de liberté de choix et une orientation très tardive. Dans ces pays, le degré de détermination sociale des performances est généralement beaucoup plus faible. Entre les deux, les pays intermédiaires, dont la France.


Nous avons pu calculer que, si la France devait non seulement supprimer la carte scolaire mais, en outre, ramener le premier palier d’orientation de 14 à 12 ans, alors son indice d’école commune passerait brutalement de 0,61 à 0,30. En suivant la droite de régression du graphique ci-dessus on voit que cela tendrait à rapprocher l’indice de détermination sociale (donc le degré d’inégalité sociale) français du niveau de l’Allemagne et de la Belgique. La France perdrait alors sa position médiane, dans le groupe des systèmes intermédiaires, pour se retrouver dans le groupe de tête des nations aux systèmes éducatifs les plus inégaux.
Conclusions et pistes alternatives
Il y a trois ans, l’Appel pour une école démocratique publiait une étude intitulée « La catastrophe scolaire belge » et qui fit grand bruit. Nous y dévoilions les chiffres relatifs à l’inégalité sociale dans l’enseignement en Belgique. Nous pouvons désormais être assurés que, si le gouvernement français devait supprimer la carte scolaire et le collège unique, on devrait très rapidement parler aussi de la « catastrophe scolaire française »... Est-ce à dire qu’il ne faudrait rien changer au système d’enseignement français ? Si, bien sûr.
Premièrement, la carte scolaire doit effectivement être “rénovée”, non pas dans le sens d’un assouplissement, mais au contraire d’un renforcement. Il s’agit entre autres de passer d’une affectation strictement sur base du lieu d’habitation, à un système qui tiendrait compte de l’origine sociale, de façon à organiser réellement la mixité sociale dans tous les établissements et, ce faisant, à empêcher le zapping résidentiel.
Deuxièmement, il faut empêcher que l’existence d’un enseignement privé, sous contrat ou non, vienne réduire à néant l’effet régulateur de la carte scolaire. Le minimum consisterait sans doute à imposer une carte scolaire au réseau d’enseignement privé. Mais cela n’empêcherait pas l’existence d’une compétition sociale entre l’enseignement public et l’enseignement privé. La seule solution réelle consiste donc à « nationaliser » les établissements privés, à les transformer en écoles publiques.
Enfin, plutôt que de se lamenter sur un collège unique qui ne fonctionne pas bien, on ferait sans doute mieux de réfléchir aux raisons de son échec. Comment se fait-il qu’à 11 ans, les écarts entre élèves soient déjà si élevés ? Et qu’ils soient déjà si fortement déterminés par l’origine sociale. On connaît la réponse : parce que l’école primaire, avec les moyens dont elles dispose, n’est pas en mesure d’apporter à tous les conditions qui garantissent la réussite scolaire ; et parce que le collège ne peut pas davantage mobiliser les moyens qu’il faudrait pour combler ces écarts. Ne réussissent finalement bien au collège, que les « meilleurs » et ceux qui auront eu la chance de trouver ailleurs, dans leur milieu familial, l’aide que l’institution n’a pas pu leur apporter. A cet égard, il n’est pas inutile de rappeler cette ultime statistique issue de l’enquête PISA : dans aucun pays d’Europe (nouveaux membres compris) le nombre d’élèves en classe de mathématique, à l’âge de 15 ans, n’est aussi élevé qu’en France. Il y est de 27 élèves en moyenne, contre 24 en Allemagne et aux Pays-Bas, 23 en Autriche et au Portugal, 22 en Espagne, 20 en Italie et en Suède et... 18 en Finlande. Voilà une statistique PISA qui n’a, semble-t-il, pas été très médiatisée en France.

[1] L’ex-Europe des quinze, plus la Norvège et moins le Luxembourg.

[2] L’enquête internationale PISA mesure les performances des élèves de 15 ans, en mathématique et en lecture, dans les pays industrialisés et dans quelques pays du tiers-monde. Il faut certes rester prudent par rapport aux rapports publiés, sur base de PISA, par l’OCDE (qui est l’initiateur de ces enquêtes) : ils sont souvent fortement instrumentalisés au service des options politiques et économiques de ce bureau d’étude du capitalisme mondial. En revanche, la base de données statistiques de PISA recèle une richesse incalculable d’informations dont nous aurions tort de nous priver. L’enquête PISA en est aujourd’hui à sa troisième édition (2000, 2003, 2006). Mais les résultats de l’enquête 2006 ne sont pas encore disponibles au moment où nous écrivons ; c’est pourquoi nous utilisons systématiquement les données de PISA 2003.

[3] En termes techniques : le coefficient de détermination (R2)de la régression est égal à 0,47

[4] On pourrait croire qu’il suffirait d’additionner les coefficients de détermination des deux observations précédentes : 47% pour la liberté de choix et 34% pour la sélection, ce qui donnerait 81% pour la conjugaison des deux. Mais il n’en est rien. Il se fait que ces deux paramètres ne sont pas indépendants l’un de l’autre, ils sont corrélés entre eux : les pays où il y a moins de liberté de choix sont aussi, souvent, ceux où l’on oriente plus tard. Ainsi le coefficient de détermination lié à leur action commune sur l’équité scolaire sera forcément inférieur à 81%.

25 septembre 2007

Pétition "Non au contrôle génétique de l'immigration"

Le collectif "Sauvons La Recherche" mobilise contre le contrôle génétique de l'immigration.
Ci-dessous la pétition à signer en ligne et l'article de Libération.
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Non au contrôle génétique de l’immigration

le 17 septembre 2007

L’utilisation de tests génétiques pour contrôler l’immigration, actuellement en discussion au Parlement, constituerait une mesure régressive profondément choquante, car elle viserait à discriminer une certaine catégorie de la population, et ouvrirait insidieusement la porte au fichage génétique.

Alors que ce projet est encore en débat, vous trouverez ci-dessous un appel à signature, demandant à nos élus de voter non à ce texte. Vous trouverez également ci-joint les communiqués de la Ligue des Droits de l’Homme et de la FIDH, qui dénoncent également vigoureusement cet amendement.

APPEL AUX PARLEMENTAIRES

Selon la loi actuellement en vigueur en France, les tests génétiques ne sont utilisables qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique, ou après une saisine judiciaire. Les résultats de la recherche peuvent permettre certains progrès, mais aussi des utilisations inacceptables. Il serait aberrant que la loi favorise ces dernières. Pour la communauté scientifique, cela constituerait un détournement dangereux du fruit de leurs travaux, qu’elle doit dénoncer.

Or, un amendement à la loi sur l’immigration et le regroupement familial a été voté en première lecture le 12 septembre 2007 à l’Assemblée Nationale. Selon cet amendement, les autorisations à un tel regroupement pourraient se fonder sur des tests de filiation biologique, le plus souvent de paternité. Sa justification serait que lorsque des travailleurs immigrés en situation régulière veulent faire venir leurs enfants en France, l’administration n’est pas toujours certaine qu’il s’agisse exclusivement de leurs enfants biologiques. Si les parents qui souhaitent légitimement un regroupement familial peuvent payer environ 1000 € le test génétique, selon cet amendement, ils auraient leurs documents en règle plus facilement, bien qu’exclusivement pour les enfants du même sang qu’eux.

En France, les législateurs ont souligné l’importance du fait que le lien de filiation ne pouvait en aucun cas se réduire à sa dimension biologique. L’importance de ce principe est évidente lorsque l’on songe aux enfants adoptés ou aux familles recomposées. Ce principe cesserait-il d’être important pour ceux qui ne sont pas nés en France ? Le droit à vivre en famille, reconnu par la convention européenne des droits de l’homme, serait-il réservé aux Français ou à ceux qui ont les moyens de payer des tests génétiques, présentés avec une hypocrisie certaine comme non obligatoires, mais qui deviendraient vite indispensables ? Ignore-t-on que ce contrôle suplémentaire engendrerait immanquablement des trafics de documents et autres irrégularités ?

En contribuant une fois de plus à stigmatiser les candidats à l’immigration et sous prétexte de réduire un désordre, cette disposition en créerait un autre, infiniment plus grave, car il entamerait pernicieusement des principes éthiques, et ouvrirait la porte au fichage génétique de certaines catégories de la population. L’histoire nous a appris à quels désastres s’exposent les peuples qui acceptent de rogner peu à peu leurs principes éthiques, de banaliser l’inacceptable.

Nous, soussignés, demandons solennellement à nos représentants au Parlement de voter contre l’adoption définitive d’un texte inacceptable, qui ouvrirait la porte à d’autres abandons.

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Libération, mardi 18 septembre 2007 - Evénement

Immigration: touche pas à mon ADN

Scientifiques, associations et politiques dénoncent l’amendement conditionnant les regroupements familiaux à un examen génétique.
Par C. B., C.C. et F.Ta.

En colère, les chercheurs. Pas sur des questions de financement des labos. Mais sur l’éthique. Le collectif «Sauvons la recherche» (SLR), né de la ­fureur des scientifiques confrontés à une réduction sans précédent des moyens alloués à la science, appelle à une mobilisation contre l’amendement Mariani inscrit dans le projet de loi sur l’immigration dont l’examen parlementaire débute aujourd’hui. Cet amendement, adopté le 12 septembre par la commission des lois de l’Assemblée ( Libération du 14 septembre), prévoit que les autorités françaises pourront inciter les candidats au regroupement familial à fournir un test génétique prouvant leur filiation, réalisé à leurs frais. Cette mesure «optionnelle» est présentée comme un moyen de débusquer les demandes fondées sur des états civils frauduleux.

«Bombe». Elle est «inacceptable» et constitue «un détournement dangereux» des travaux scientifiques, estime le collectif de chercheurs conduit par le biologiste Alain Trautmann. «SLR» dénonce un texte en contradiction avec les fondements de la loi française de bioéthique.
Cette loi, révisée en 2004, stipule que les tests de filiation ne peuvent être réalisés que dans le cadre d’une procédure judiciaire. Elle veille à ne pas réduire le lien de filiation à un lien de sang et évite la banalisation d’un test génétique susceptible de multiplier les drames - les généticiens estimant qu’entre 5 à 10 % des enfants sont adultérins, en France…

«Xénophobie d’Etat». Cet amendement déposé par Mariani méprise cette précaution : «Ce projet de loi est une bombe, tempête le généticien Axel Kahn. Il crée un précédent redoutable : demain, on demandera aux candidats à la nationalité française par filiation de fournir un test ADN !»

Dans la sphère associative, aussi, les réactions d’opposition se sont multipliées. Amnesty International France «émet les plus expresses réserves sur l’utilisation [des tests ADN]». France Terre d’Asile dénonce «une politique de coups » à six mois des élections municipales. Et pour SOS Racisme «se profile non seulement une vision écœurante de relent colonial mais également la première phase de la mise en place d’une vision ethnicisée de la société française». La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) parlent d’une «xénophobie d’Etat». La LDH et le Réseau éducation sans frontière vont demander un rendez-vous à Nicolas Sarkozy.

Du côté du gouvernement, l’ouverture a touché ses limites. Fadela Amara, la secrétaire d’Etat à la Ville, a critiqué une initiative «qui jette l’opprobre sur les étrangers qui veulent venir chez nous». Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a admis que la politique d’immigration «ne recueille pas [son] adhésion». Les socialistes ont annoncé qu’ils voteraient contre un amendement «scélérat». Seul député UMP - avec François Goulard - à s’être opposé à ce texte, Etienne Pinte note «la grande prudence du gouvernement. Si cet amendement était une bonne idée, il l’aurait introduit lui-même dans le projet de loi».

15 juin 2007

A lire, lettre à Monsieur Sarkozy

Lettre persane à Monsieur Sarkozy


« Me permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil » que la France, terre de libertés m'a fait, de vous faire part de quelques réflexions concernant la situation intérieure de ce pays chéri de moi entre tous et de vous adresser cette lettre persane.

En effet, quelle n'est pas ma stupéfaction d'entendre ces jours-ci beaucoup de Français, ainsi que la presse internationale, cette perfide, dire que la France vivrait ses derniers jours de démocratie parce qu'ils craignent que vous accéderiez à la présidence de la République. Ils appuient leurs dires sur les différentes actions que vous auriez menées, en tant que membre du gouvernement. Ils ne comprennent pas, ces sots ! que bien au contraire, votre méthode devait servir d'exemple à toutes les dictatures et les prédateurs de la liberté qui sévissent en ce monde !

En effet, imaginez qu'en Irak par exemple, un directeur général des rédactions ait laissé publier une photo sur la couverture de son magazine, de Madame Saddam Hussein et son ami ; bien évidemment, Saddam Hussein aurait exécuté le responsable, arrêté et torturé l'ensemble de la rédaction et jusqu'au dernier ouvrier de l'imprimerie. Mais sous votre règne, Monsieur Sarkozy, vous avez eu l'immense bienveillance et l'exemplarité, de ne faire que licencier le directeur général des rédactions. Pour cela, je tiens à vous exprimer ma gratitude. Merci Monsieur Sarkozy.

Imaginez en Iran, qu'un éditeur ait publié un livre de révélations sur la famille du guide suprême, nous ne verrions plus ni éditeur, ni écrivain, ni distributeur, ni même vendeur à la criée ; tous auraient été emprisonnés, brutalisés, assassinés sauvagement sans autre forme de procès. Or ici, en France, dans la même situation, sous votre règne,vous avez eu l'immense gentillesse et bienveillance de ne faire qu'interdire la parution du livre concernant votre famille en ayant recours à des méthodes qui sont beaucoup plus civilisées. Merci Monsieur Sarkozy.

Là où les dictateurs agissent de manière ostentatoire, vous avez la délicatesse et générosité d'oeuvrer discrètement, en petites touches raffinées. En France, depuis que vous avez accédé au pouvoir de votre ministère et que vous aspirez au pouvoir suprême de la Présidence, l'apparence est sauve. Vraiment, grâce à votre attachement à l'humanité, la France devient un véritable modèle à suivre pour les dictatures : il existe d'autres moyens de répression, que le recours à l'arrestation, la torture, l'exécution des libres penseurs. Oh combien de vies vous sauvez ainsi! Merci Monsieur Sarkozy.

Là où, la Russie de Poutine, ou la Chine, assassine les journalistes, empoisonne, fait disparaître qui osent élever la voix par des hommes de main encagoulés devant chez eux, votre décision d'oeuvrer pour l'interdiction d'un livre décortiquant vos actions, écrit par un magistrat, est la marque d'un profond élan du coeur envers son auteur, que vous n'avez ni empoisonné, ni assassiné. Oh, combien le monde aurait un autre visage si les dictatures avaient suivi l'exemple de votre bienveillance envers ce magistrat . Merci Monsieur Sarkozy.

Là où j'ai vu des dictateurs faire arrêter, tabasser, emprisonner l' auteur de caricatures politiques qui avait usé de son humour pour les représenter, vous vous êtes encore une fois démarqué. Loin de tous ces actes de barbarie, vous avez simplement demandé à rencontrer le caricaturiste, auteur de l'outrage contre vous, pour un échange de points de vue ! Si l'auteur a décliné votre invitation avec force de scandale, il ne s'est pas rendu compte quel sort lui aurait été réservé dans « l'autre monde » où l'on aurait brisé sa plume et son doigt avec. Merci Monsieur Sarkozy.

Je voudrais vous saluer pour l'ensemble de vos actions qui tendent à laisser en liberté et en vie, ces libres penseurs, ces journalistes qui auraient certainement une fin tragique en Corée du Nord, en Irak, en Iran, en Russie, en Chine et dans plein d'autres pays sinistrement réputés.

Nombreux sont ceux qui prirent comme moi, le chemin de l'exil vers cette terre d'accueil qu'est la France, fuyant la répression subie dans leur pays. Tel fut, sans doute, la route prise par votre père qui trouva refuge dans ce berceau des libertés, vous permettant d'atteindre de hautes fonctions. Grâce à vos actions, marques d'une profonde bonté, vous avez montré combien vous êtes attaché à ces valeurs de liberté, combien vous savez rejeter toutes ces méthodes radicales d'assassinat, d'emprisonnement et de terreur.

Je tiens ici, très solennellement, à vous féliciter de l'efficacité de ces méthodes, qui ont emmené une grande partie de mes collègues journalistes, penseurs, à s'anesthésier, à ne plus oser prendre leur plume, s'auto censurant avant même que vous n'ayez matière à intervenir.

Citoyen français, journaliste et homme libre, j'ai pris mon appareil photo comme une arme contre toute forme de répression dés 16 ans, age où j'ai publié un journal dans mon pays natal, l'Iran, sous le régime du Shah. Au nom de cet attachement aux témoignages qui ne racontaient que l'injustice sociale et l'atteinte aux libertés fondamentales, la répression, j'ai subi des années de prison, la torture, et plus tard, l'exil sous le régime des Mollah, qui m'a conduit vers la France accueillante. Depuis mon arrivée sur cette terre de libertés, je n'ai cessé de poursuivre ma route comme témoin autour du monde des pays où la liberté reste une valeur fragile. Ces Destins Croisés , publiés dans la presse internationale, et dans une dizaine de livres, ont été accueillis par le Sénat et exposés sur les grilles du Jardin du Luxembourg, tel un appel à regarder l'autre monde.

Au fil de ces témoignages saisis dans une centaine de pays, j'ai pu constater combien l'autre monde regarde la France comme le porte drapeau de la liberté, celui qui a offert à l'humanité la Déclaration des droits de l'Homme conquise au prix de sacrifices.

En France, vous avez eu l'immense habileté de répandre un sentiment ineffable de peur qui musèle les biens pensants, là où d'autres, de l'Irak à l'Iran, de la Russie à la Corée du Nord ou la Chine, emprisonne voire, exécute simplement celui qui a fait l'outrage de la pensée différente, de la contestation, de la critique. Merci Monsieur Sarkozy.

Permettez-moi de vous témoigner ma profonde gratitude pour votre bienveillance à l'égard de celles et ceux, qui ont osé s'ériger contre votre pensée et vos positions.

Pour conclure, cher Nicolas, je suggère à Reporters Sans Frontières d'organiser une conférence internationale à Paris rassemblant ces prédateurs de la liberté du monde entier. Vous pourriez ainsi leur donner une formation intensive aux vues de décrypter l'efficacité de vos méthodes qui parviennent au même but : celui de museler les médias sans emprisonnement, sans torture, sans empoisonnement et sans la mort au bout.

Soyez certain que nous ferons tout pour que l'Histoire retienne cette méthode que nous pouvons déjà nommée : « méthode Sarko ».

Aujourd'hui, le 3 mai, journée internationale de la liberté de la presse, j'aurais pu vous écrire de Kaboul où j'ai fondé une association pour soutenir la liberté d'expression et une presse indépendante comme fondements de la démocratie.

« Je n'ai qu'une passion celle de » la liberté « au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur ». Cette lettre persane n'est que « le cri de mon âme ».

Veuillez agréer, Monsieur Sarkozy, l'assurance de mon profond respect.

Reza,

Photo-journaliste

Président fondateur de l'association Aina

13 juin 2007

Quelques chiffres hallucinants

En 2000 et en francs, voici ce que nous coûtaient les produits courants :

- Baguette de pain : 3 francs soit 0,46 euros
- Laitue : 4 francs soit 0,69 euros
- Café : 6 francs soit 0,91 euros
- Gaz butane : 130 francs soit 19,82 euros
- Fuel pour chauffage (500 litres) : 1.200 francs soit 182,93 euros
- Litre de lait : 1,30 franc soit 0,20 euros
- Brie : 2,60 francs soit 0,40 euros
- Coulommiers : 5,20 francs soit 0,79 euros
- 5 kg de pommes de terre : 1,50 francs soit 0,23 euros
- Confiture : 9,90 francs soit 1,51 euro
- Chou vert : 5,00 francs soit 0,76 euro
- Beurre 250 grs : 3,75 francs soit 0,57 euros


Et maintenant, en 2006 :

- Baguette de pain : 0,85 euros soit 86 % de plus
- Laitue : 1,50 euros soit 118 % de plus
- Café : 1,50 euro soit 64 % de plus
- Gaz butane : 26 euros soit 31 % de plus
- Fuel pour chauffage (500 litres) : 315 euros soit 72 % de plus
- Litre de lait : 0,56 euros soit 183 % de plus
- Brie : 0,94 euro soit 137 % de plus
- Coulommiers : 2,07 euros soit 161 % de plus
- 5 kg de pommes de terre : 4,30 euros soit 1781 % de plus
- Confiture : 3,20 euros soit 112 % de plus
- Chou vert : 1,50 euro soit 97 % de plus
- Beurre 250 grs : 0,95 euro soit 66 % de plus

10 juin 2007

Des militants Greenpeace blessés au G8


G8 vs greenpeace

  1. Des violences toujours débordantes à l'égard des militants sont absolument révoltantes, et prouvent à quel point les pays riches veulent museler les libertés fondamentales.

Les militants de Greenpeace voulaient remettre une pétition aux pays riches du G8 réunis jusqu'à vendredi dans un hôtel de luxe d'Heiligendamm pour discuter en particulier de la lutte contre le réchauffement climatique. Pour ce faire, ils avaient pénétré dans la zone de sécurité maritime interdite à toute circulation dans l'intention d'atteindre le rivage.


Vous devez vous souvenir du G8 à Gènova :


[Indymedia] Genova G8: La scuola cilena

On ne boit pas que de l'eau au G8...

On ne boit pas que de l'eau au G8...
Les 2 vidéos valent vraiment le coup !!!
Cf http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-921248,0.html
Contrairement à leurs consœurs françaises, les chaînes de télévision belges n'ont pas hésité à diffuser un extrait d'une conférence de presse donnée par Nicolas Sarkozy lors du sommet du G8, où le président français, rapporte une chaîne belge, "n'avait pas bu que de l'eau", pour reprendre les termes utilisés par le présentateur.


Dans l'extrait vidéo, désormais facilement trouvable en ligne, le chef de l'Etat arrive devant les journaliste en s'excusant de son retard – "Je vous demande de bien vouloir excuser mon retard dû à la longueur du dialogue que je viens d'avoir avec monsieur Poutine" – avant d'enchaîner hésitations et sourires hilares.


04 juin 2007

Testez votre subconscient

Ma photo
Nom : Administratrice clé
tournicoti tournicoton, pour la transformation de notre monde
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